Un fanatique musulman soudanais est actuellement jugé pour «terrorisme, meurtre et incitation à la haine religieuse» après avoir tué deux personnes dans l’attaque d’une mosquée, a rapporté hier le quotidien Alwan.
Abdoul Halim Abdoul Razeq a refusé l’offre du tribunal de Wadi al-Medani (185 km au sud est de Khartoum) de bénéficier des services d’un avocat, affirmant que Dieu assurerait sa défense. Il risque la peine de mort selon la charia (loi islamique) en vigueur au Soudan.
Il a traité les avocats de «renégats», le juge de «tyran» et prétendu appartenir à la tribu de Qoraish — celle du Prophète Mahomet — et être un caliphe.
Abdoul Razek avait attaqué en septembre à Wadi al-Medani une mosquée de la secte musulmane sunnite Ansar Sunna, tuant deux personnes et en blessant dix autres. Il était accompagné d’un complice qui a été battu à mort par les fidèles.
Il a expliqué au tribunal qu’après avoir appartenu durant huit années à la secte Ansar al-Sunna, il l’avait abandonnée en raison de ses «pratiques religieuses erronées» pour rejoindre le groupe intégriste al-Takfir wa al-Hijra (dont le nom désigne ceux qui accusent la société d’apostasie et la fuient). Ce groupe considère les autres musulmans comme des infidèles.
La secte Ansar al-Sunna («les partisans de la tradition relatant les faits et gestes du Prophète»), dont l’origine est liée à la secte séoudienne des wahabites, prône le respect strict des règles de l’islam dans la non-violence. (AFP)


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