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Actualités - Chronologie

Cercueils biodégradables

Cercueils écologiques en carton ou recouverts de rotin, capitonnages en jean, urnes d’artistes ou solubles dans l’eau: le marché funéraire français évolue à grande vitesse ces dernières années, sans doute pour mieux faire face à l’ouverture complète à la concurrence en janvier 1998 et à la montée en puissance de l’incinération.
A Paris-Le Bourget, où se tient le Salon international de l’art funéraire, les entreprises innovantes se bousculent. «Il n’y a pas de raison que ce secteur reste à l’abri des évolutions de la société», commente le commissaire du salon, Patrick Renaud.
Ici, c’est un fabricant de carton qui expose sa dernière nouveauté: le cercueil écologique. Deux couches de carton ondulé peint façon bois et savamment assemblées pour pouvoir résister à un poids d’une tonne.
«Cela rejette moins de gaz toxique lors de la crémation et c’est biodégradable en moins de six mois», explique l’un des dirigeants de l’entreprise J.A.D.P., conscient toutefois des inévitables réserves devant «l’enterrement dans une boîte à chaussures».
Mais outre l’argument écologiste, le fabricant en avance un autre: le poids (six kilos) et le prix. Ce cercueil est vendu 1.000 francs pièce, pour un coût de revient sûrement largement inférieur. Le prix moyen payé pour un cercueil classique est de 6.500 francs (près de 1.000 dollars), selon une étude récente.
La fibre verte a également séduit l’entreprise néerlandaise Bogra, qui a mis au point un cercueil de bois massif entouré de tressage de rotin. «C’est très nature et plus gai», avance son directeur, qui a également décliné cette technique pour les urnes.
Avec le développement de la crémation, qui représente désormais 15% des obsèques en France, les urnes sont devenues les stars du salon. Thalassa, un modèle allemand, est soluble dans l’eau. «C’est pour éviter aux pêcheurs la désagréable surprise de les retrouver dans leurs filets», explique son distributeur, démonstration à l’appui.

Sculptures

Pour ceux qui veulent les conserver, mais sans pâtir de leur omniprésence, l’entreprise allemande Volsing a créé des pendentifs-bijoux en forme de cœur ou de croix dans lesquels ou peut glisser une petite quantité de cendres de l’être aimé.
L’artiste Claude Cehès, qui veut «lutter contre la banalité», a transformé les urnes en véritables sculptures de marbre ou de bronze.
Le granitier du sud-ouest de la France, Claude Dourel, a même accepté de modifier ses bons vieux monuments pour en faire une «version mixte» pouvant accueillir cercueils et urnes. Une façon toute personnelle, reconnaît-il, de plaider pour «la paix des ménages», en cas de désaccord dans un couple sur le mode du dernier voyage.
Mais le traditionnel cercueil n’est pas en reste. La grande mode aujourd’hui, c’est la «personnalisation». L’entreprise Bernier propose ainsi le cercueil à thème, avec un panneau amovible selon la passion du défunt: la montagne, la gastronomie, la mer, etc.
Le gravage de photos fait aussi un retour en force. Sur un stand retiré, un camelot fait la promotion de la technologie du «masque-transfert», pour décalquer un texte ou une photo sur une plaque de marbre.
Enfin, le marché français fait une place de plus en plus grande aux Américains. L’un d’eux (SCI) a déjà racheté les Pompes Funèbres Générales (PFG), leader en France.
Le géant Batesville lance même une ligne spéciale pour les Européens. Des cercueils plus courts de 15 centimètres pour pouvoir entrer dans les caveaux. Et avec l’inévitable gadget: un petit tube indestructible vissé dans le cercueil et contenant une fiche d’identité du défunt. (AFP)
Cercueils écologiques en carton ou recouverts de rotin, capitonnages en jean, urnes d’artistes ou solubles dans l’eau: le marché funéraire français évolue à grande vitesse ces dernières années, sans doute pour mieux faire face à l’ouverture complète à la concurrence en janvier 1998 et à la montée en puissance de l’incinération.A Paris-Le Bourget, où se tient le Salon international de l’art funéraire, les entreprises innovantes se bousculent. «Il n’y a pas de raison que ce secteur reste à l’abri des évolutions de la société», commente le commissaire du salon, Patrick Renaud.Ici, c’est un fabricant de carton qui expose sa dernière nouveauté: le cercueil écologique. Deux couches de carton ondulé peint façon bois et savamment assemblées pour pouvoir résister à un poids d’une tonne.«Cela...