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Actualités - Chronologie

Un homme de confiance de Milosevic


Défenseur inconditionnel de la cause du président yougoslave, il a fait preuve durant sa campagne d’une grande fermeté à l’égard de la communauté internationale, l’accusant de s’ingérer dans «les affaires intérieures de la Serbie», au premier rang desquelles il a rangé la question du Kosovo, province peuplée en majorité d’Albanais de souche qui réclament l’indépendance.
M. Milutinovic défend la thèse selon laquelle les pressions occidentales sur Belgrade n’ont fait que contribuer à la montée de l’extrême-droite de son adversaire, Vojislav Seselj. Si ce dernier rallie un grand nombre de sympathisants, c’est parce que l’Occident n’a pas apprécié à sa juste valeur la «politique de paix» de M. Milosevic, dit-il.
M. Milutinovic promet une intégration rapide de la RFY aux institutions internationales, tout en affirmant que Belgrade ne permettra aucune «interprétation abusive» des accords de Dayton, notamment en ce qui concerne les criminels de guerre présumés.
«La Yougoslavie ne s’est pas engagée par les accords de Dayton à coopérer avec le Tribunal pénal international» (TPI) de La Haye, a-t-il affirmé en faisant valoir que ce document ne mentionne pas explicitement cette instance.
«Toute falsification des accords de Dayton risquerait de mettre en péril le processus de paix et de conduire à de nouveaux conflits et à de nouvelles destructions», a-t-il déclaré récemment.
Son intervention, en novembre 1996, au Parlement européen à Bruxelles avait été jugée «scandaleuse» et «provocante» par certains députés, le ministre yougoslave ayant décliné toute responsabilité de Belgrade dans l’éclatement de la guerre en ex-Yougoslavie.
M. Milutinovic avait minimisé les manifestations antigouvernementales qui rassemblaient à cette époque des centaines de milliers de personnes dans les rues de Belgrade, affirmant que les protestataires étaient dix fois moins nombreux que ce qu’écrivait la presse occidentale.
Lorsque Felipe Gonzales, émissaire de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), était venu en février dernier à Belgrade enquêter sur la fraude commise par les socialistes aux municipales, M. Milutinovic avait déclaré à la télévision que l’ancien chef du gouvernement espagnol s’était «emmêlé les pinceaux dans son décompte» des municipalités remportées par l’opposition. (AFP)
Défenseur inconditionnel de la cause du président yougoslave, il a fait preuve durant sa campagne d’une grande fermeté à l’égard de la communauté internationale, l’accusant de s’ingérer dans «les affaires intérieures de la Serbie», au premier rang desquelles il a rangé la question du Kosovo, province peuplée en majorité d’Albanais de souche qui réclament l’indépendance.M. Milutinovic défend la thèse selon laquelle les pressions occidentales sur Belgrade n’ont fait que contribuer à la montée de l’extrême-droite de son adversaire, Vojislav Seselj. Si ce dernier rallie un grand nombre de sympathisants, c’est parce que l’Occident n’a pas apprécié à sa juste valeur la «politique de paix» de M. Milosevic, dit-il.M. Milutinovic promet une intégration rapide de la RFY aux institutions...