Pour ce dernier tir de l’année, la société qui assure la gestion et la vente de services de lancement à l’aide des fusées européennes avait choisi une Ariane-42L, c’est-à-dire une Ariane-4 dotée de deux propulseurs d’appoint à ergols liquides, nécessaires pour assurer la satellisation de ce passager de près de 3,5 tonnes.
Ce lancement est intervenu avec 24 heures de retard dû à la détection d’anomalies sur le système d’hélium, puis sur un clapet de mesure de pression d’hydrogène: vérifications faites, les ingénieurs du Centre spatial guyanais ont constaté qu’il s’agissait en réalité de simples problèmes de configuration informatique.
Après une série de manœuvres, Intelsat-804, qui évolue désormais sur une orbite de transfert parfaite, doit gagner sa position en orbite géostationnaire par 64 degrés est, au dessus de l’océan Indien, pour assurer, pendant quinze ans, des services de télécommunications et de transmission de programmes de télévision à travers l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Australie.
Il s’agissait du dix-septième satellite de l’Organisation internationale de télécommunications par satellites (INTELSAT) à prendre place à bord d’une Ariane et le quatrième depuis le début de l’année. Le précédent, Intelsat-803, avait été mis sur orbite par la centième Ariane, en septembre dernier.
Quatre autres sont en attente. En effet, après avoir signé en février avec Arianespace un contrat de lancement pour le satellite de télévision directe K-TV, le consortium international basé à Washington vient d’en conclure encore un autre, portant sur la mise en orbite de trois Intelsat-IX. Ces trois satellites de nouvelle génération devraient être embarqués à partir de l’an 2000 sur une fusée tout aussi neuve, Ariane-5, qui a effectué avec succès, en octobre dernier, un vol de qualification et qui doit entrer en service commercial dans moins d’un an pour prendre progressivement le relais des Ariane-4 actuelles.
Pour Arianespace, 1997 aura été un bon millésime, marqué par onze lancements commerciaux parfaitement réussis après lesquels elle a toujours un carnet de commandes bien rempli, avec 44 satellites à mettre sur orbite pour un montant global de près de 20,5 milliards de francs (3,5 milliards de dollars).
«L’année 1997 est à marquer d’une croix blanche, tant pour notre société que pour Intelsat», s’est félicité, à Evry, le président-directeur général d’Arianespace, Jean-Marie Luton. «Nous sommes sur la bonne voie pour réaliser quatorze lancements par an», a-t-il ajouté.
Le 105e tir d’Ariane est prévu le 27 janvier, avec deux autres satellites de télécommunications, Brasilsat-B3 (Brésil) et Inmarsat-3F5 (de l’Organisation internationale de communications maritimes INMARSAT). (AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir