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Actualités - Chronologie

Tarek Aziz accuse Butler de contribuer à provoquer l'escalade

ALe vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a accusé le responsable de l’ONU chargé de désarmer l’Irak Richard Butler de contribuer, par ses déclarations «inexactes», à provoquer «l’escalade».
«Il est fâcheux que M. Butler continue à faire des déclarations qui ne sont pas objectives, et cela sert le complot américain qui vise à provoquer l’escalade», a déclaré M. Aziz, cité par l’agence officielle INA.
M. Butler «poursuit sa campagne de déclarations inexactes et partiales au sujet de ses entretiens à Bagdad, et nous en avons informé les membres du Conseil de Sécurité par écrit», a affirmé M. Aziz.
«Le fonctionnaire international Butler agit comme un porte-parole de l’administration américaine qui fait tout son possible, depuis deux mois, pour paver la voie à une nouvelle agression contre l’Irak et pour prolonger le blocus injuste imposé à son peuple», a affirmé de son côté un porte-parole du ministère irakien de la Culture et de l’Information, également cité par l’INA.
Après une mission qu’il avait achevée mardi en Irak, M. Butler avait affirmé vendredi que Bagdad pourrait cacher des armements prohibés dans ses palais présidentiels dont il interdit l’accès aux experts de l’ONU.
«Nous avons des preuves, ou des raisons de penser, qu’il y a ou qu’il y a eu des matériels prohibés dans des lieux qui seraient classés dans la catégorie des sites présidentiels», a-t-il déclaré à la presse à New York.
«En 1996 et 1997, les équipes d’experts ont mené 116 inspections dans des sites ayant trait à la sécurité nationale sur la base d’informations semblables, et elles n’ont rient trouvé», a répliqué M. Aziz.
«Si Butler a des preuves» sur l’existence d’armes prohibées dans les sites présidentiels «pourquoi ne les expose-t-il pas devant le Conseil de Sécurité, et pourquoi ne les a-t-il pas évoquées au cours de ses entretiens à Bagdad?», s’est interrogé de son côté le porte-parole du ministère de l’Information.
M. Aziz s’est félicité de «la participation de représentants russe, français et britannique aux entretiens (du 14 au 16 décembre) du chef de l’UNSCOM à Bagdad. Cela était très utile pour dévoiler la vérité».
M. Butler avait présenté jeudi au Conseil de Sécurité un rapport dans lequel il soulignait que le refus irakien d’autoriser les experts de l’UNSCOM à inspecter les palais présidentiels était «absolu».
Conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité, l’embargo pétrolier imposé à l’Irak depuis août 1990 ne pourra être levé que lorsque l’UNSCOM aura certifié que Bagdad s’est défait de ses armements nucléaires, chimiques et biologiques, ainsi que des missiles d’une portée supérieure à 150 km. (AFP)
ALe vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a accusé le responsable de l’ONU chargé de désarmer l’Irak Richard Butler de contribuer, par ses déclarations «inexactes», à provoquer «l’escalade».«Il est fâcheux que M. Butler continue à faire des déclarations qui ne sont pas objectives, et cela sert le complot américain qui vise à provoquer l’escalade», a déclaré M. Aziz, cité par l’agence officielle INA.M. Butler «poursuit sa campagne de déclarations inexactes et partiales au sujet de ses entretiens à Bagdad, et nous en avons informé les membres du Conseil de Sécurité par écrit», a affirmé M. Aziz.«Le fonctionnaire international Butler agit comme un porte-parole de l’administration américaine qui fait tout son possible, depuis deux mois, pour paver la voie à une nouvelle agression contre l’Irak...