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L'OSCE veut améliorer son efficacité

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) tient à Copenhague un Conseil ministériel destiné à améliorer les compétences de l’organisation, le plus souvent utilisée à la surveillance des processus électoraux dans les démocraties émergentes.
L’OSCE, qui regroupe 54 pays du continent — y compris la Russie mais à l’exception de l’ex-Yougoslavie, ainsi que les Etats-Unis et le Canada — est régulièrement sollicitée pour envoyer des observateurs afin de s’assurer du bon déroulement d’élections dans des pays à la démocratie fragile ou renaissante.
Ainsi, depuis 1995, elle intervient dans presque tous les pays de l’ex-Yougoslavie (Serbie, Bosnie, Croatie, Montenegro). Cette année, elle a donné son quitus au processus électoral en Albanie. Elle est également présente, sous formes d’observateurs permanents dans plusieurs pays anciennement sous influence soviétique, comme la Moldavie et la Géorgie.
L’OSCE s’efforce de trouver une solution politique au Nagorny Karabakh, une région d’Azerbaïdjan, peuplée d’Arméniens, qui a proclamé son indépendance.
Elle est exceptionnellement présente en Tchétchénie, une république autonome russe qui combat depuis décembre 1994 pour son indépendance.
Au Bélarus, l’OSCE a établi un «groupe de Conseil d’inspection» pour surveiller le respect des droits de l’homme.
Né des accords d’Helsinki de 1975 entre l’URSS, les Etats-Unis et leurs alliés, l’OSCE voudrait aujourd’hui se doter d’un système de financement permanent lui évitant d’avoir recours à d’incessants appels pour lancer ses opérations.
Le président en exercice de l’OSCE pour 1997, le chef de la diplomatie danoise, Niels Helveg Petersen, souhaite également faire entériner par le Conseil la création d’un poste de «délégué à la liberté des médias», chargé de veiller au respect de la liberté de la presse dans les pays émergeant à la démocratie.

Charte européenne
de sécurité

A la veille de la réunion, le président danois a annoncé qu’il proposerait le nom de Freimut Duve, 61 ans, un social-démocrate allemand. Ce dernier s’est notamment illustré par un appel au Conseil de l’Europe à refuser l’admission de la Croatie en raison «des actions antidémocratiques» du président croate, Franjo Tudjman.
Cette fonction est apparue d’autant plus nécessaire que la liberté de la presse est un élément essentiel de l’appréciation de la qualité d’un processus électoral.
Par ailleurs, le Conseil devrait adopter un premier document d’orientation jetant les bases d’une «charte européenne de sécurité», dont les principes ont été avancés en décembre 1996 à Lisbonne lors du dernier sommet de l’organisation.
Ce projet est notamment défendu par la France et la Russie, laquelle milite pour un développement de l’OSCE au détriment de l’OTAN.
L’idée consisterait, indique-t-on de sources diplomatiques, à «donner corps aux principes de solidarité entre membres de l’OSCE», et à améliorer les relations entre l’organisation et les autres instances régionales européennes, comme l’Union européenne, l’Union de l’Europe occidentale (UEO) et l’OTAN.
«La présence des Etats-Unis et de la Russie au sein de l’OSCE est un élément essentiel de la sécurité du vieux continent», souligne-t-on de source diplomatique.
«Il ne s’agit pas pour autant de concurrencer ou de se substituer à l’OTAN ou à toute autre organisation», faisait récemment remarquer le chef de la diplomatie danoise.
Une idée encore difficile à s’imposer, devant l’attirance qu’exerce l’OTAN sur les jeunes démocraties des pays d’Europe centrale et orientale, toutes soucieuses de rejoindre l’Alliance atlantique. (AFP)
L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) tient à Copenhague un Conseil ministériel destiné à améliorer les compétences de l’organisation, le plus souvent utilisée à la surveillance des processus électoraux dans les démocraties émergentes.L’OSCE, qui regroupe 54 pays du continent — y compris la Russie mais à l’exception de l’ex-Yougoslavie, ainsi que les Etats-Unis et le Canada — est régulièrement sollicitée pour envoyer des observateurs afin de s’assurer du bon déroulement d’élections dans des pays à la démocratie fragile ou renaissante.Ainsi, depuis 1995, elle intervient dans presque tous les pays de l’ex-Yougoslavie (Serbie, Bosnie, Croatie, Montenegro). Cette année, elle a donné son quitus au processus électoral en Albanie. Elle est également présente, sous...