L’assureur italien Generali et l’allemand Allianz sont parvenus à un accord de partage à l’amiable du deuxième groupe français d’assurances, Assurances Générales de France (AGF), évalué à environ 60 milliards de FF (10 milliards de dollars), ont annoncé mercredi deux journaux économiques français.
Le géant allemand (no3 européen) a confirmé, mercredi à Munich, être en «négociations avancées» avec son homologue italien mais a cependant qualifié les informations du quotidien français «Les Echos» «d’inexactes», sans vouloir donner plus de précisions.
«Nous sommes en négociations avancées et nous espérons aboutir à un accord d’ici Noël», a déclaré à l’AFP Emilio Galli-Zugaro, porte-parole d’Allianz.
Generali avait lancé une OPA inamicale en octobre sur les AGF, qui avait alors réussi à trouver un chevalier blanc en la personne d’Allianz, lequel avait alors lancé une contre-offre.
Après la méga-fusion AXA-UAP en décembre 1996, devenu à la suite de cette opération le numéro deux européen derrière Zurich Assurances, cet accord marquerait une nouvelle étape majeure à l’échelle française et européenne, dans la restructuration de ce secteur.
Selon «Les Echos» et «La Tribune», un protocole d’accord entre l’Italien et l’Allemand prévoit désormais la cession à Generali d’une majorité du capital d’AMB, troisième assureur allemand, dans lequel AGF détient 33,5%.
«La Tribune», qui cite des sources concordantes, souligne cependant que cet accord n’est pas encore signé bien qu’il soit dessiné dans ses grandes lignes. Le journal «Les Echos» affirme lui que les directions des deux groupes «sont parvenues à un accord qui devrait être annoncé dans les prochains jours».
Selon le plan de partage cité par «Les Echos», Athena, la société acquise récemment par les AGF au terme d’une OPA commune avec la holding financière italienne de la famille Agnelli, Ifil, sur le groupe Worms et Cie, serait en grande partie cédée à l’Italien.
Generali raflerait GPA, la Lilloise et Proxima, filiales des AGF. La compagnie PFA resterait elle dans le giron des AGF, ajoute le journal économique.
« L’issue de l’affaire semble (…) avoir été acceptée par les pouvoirs publics français, qui vont pouvoir prochainement débloquer la situation en donnant leur agrément» aux deux OPA concurrentes, écrit Les Echos.
Generali avait proposé un prix de 300 francs pour les actions AGF, prix considéré comme sous-évalué par l’assureur français. Allianz avait lui proposé 320 francs, valorisant ainsi le groupe français à 60 milliards de FF.
Cet accord à l’amiable éviterait à Generali de procéder à une coûteuse surenchère pour tenter de contrôler les AGF et Athena. Il permettrait aussi à Allianz de prendre le contrôle de l’assureur français et de s’implanter en France d’une manière «finalement peu coûteuse», selon les Echos. (AFP)


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