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Actualités - Chronologie

L'année Shields



Elle revient, sur grand et petit écrans. Cette fois, en femme fatale. C’est que Brooke Shields a changé d’image. L’ex-égérie prude des années 80, qui prétendait vouloir arriver vierge au mariage – on devait découvrir qu’il n’en avait rien été... – avait débuté comme mannequin à l’âge de onze mois, dans une publicité pour savon, avant de devenir l’image des jeans Calvin Klein. Aujourd’hui libérée du joug de sa mère, mariée à son tennisman champion Andre Agassi, elle ne rêve plus que de voir reconnu son talent de comédienne. Mais auparavant, quel cinéma! Dans «Pretty Baby» de Louis Malle, elle vivait dans une maison close. Plus tard, devenue le sex-symbol de l’Amérique puritaine, elle consolidait son image de bonne fille, bonne élève (elle est diplômée de littérature française de l’université de Princeton), belle sans être trop sexy.
Dans son autobiographie publiée en 1987, «On Your Own», elle livrait ses recommandations aux jeunes Américains de bonne famille. Jusqu’à sa liaison avec Agassi, on lui connaissait d’ailleurs plus de flirts que de véritables relations, la plus célèbre étant une histoire «platonique» avec Michael Jackson, en 1986. Que penser d’un sex-symbol qui déclare: «Du bon temps au lit, pour moi, c’est lorsque ma mère m’apporte une bonne soupe chaude.»
Ou qui courtise par fax son futur mari avant de le rencontrer... au bout de six mois? Quant à sa carrière, à part une reprise à Broadway – couronnée de succès l’an dernier – de «Grease», la comédie musicale culte des années soixante-dix, elle n’avait été qu’une longue série de mièvreries («The Blue Lagoon», Endless Love»...)
Ce qui a métamorphosé la Shields? Un homme, d’abord, Agassi, rencontré grâce à une amie commune en 1993, et devenu son mari le 19 avril 1997 dans l’église épiscopale St. John de Monterey. Un sitcom, ensuite, «Suddenly Susan», suivi chaque semaines par plus de vingt-cinq millions d’Américains. Dans le rôle d’une journaliste naïve et débordante d’énergie, trop gentille pour être heureuse en amour, elle est tellement irrésistible de drôlerie qu’on se demande comment son talent comique a pu passer si longtemps inaperçu. «Brooke est la plus séduisante et la plus adorable des Susan», commente Andrea Bendewald, qui joue dans la série.(AFP)
Elle revient, sur grand et petit écrans. Cette fois, en femme fatale. C’est que Brooke Shields a changé d’image. L’ex-égérie prude des années 80, qui prétendait vouloir arriver vierge au mariage – on devait découvrir qu’il n’en avait rien été... – avait débuté comme mannequin à l’âge de onze mois, dans une publicité pour savon, avant de devenir l’image des jeans Calvin Klein. Aujourd’hui libérée du joug de sa mère, mariée à son tennisman champion Andre Agassi, elle ne rêve plus que de voir reconnu son talent de comédienne. Mais auparavant, quel cinéma! Dans «Pretty Baby» de Louis Malle, elle vivait dans une maison close. Plus tard, devenue le sex-symbol de l’Amérique puritaine, elle consolidait son image de bonne fille, bonne élève (elle est diplômée de littérature française de...