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Actualités - Chronologie

La Chine s'impose à Kuala Lumpur comme une grande puissance régionale

La Chine a profité de sa première participation au sommet des dirigeants de l’Asie orientale pour s’imposer comme une grande puissance régionale incontournable, le président Jiang Zemin promettant que son pays resterait «à jamais» un bon voisin.
«La Chine ne cherchera jamais à être hégémonique. La Chine sera toujours une force puissante en faveur du maintien de la paix et de la stabilité régionale», a souligné mardi M. Jiang à l’occasion d’une rencontre au sommet avec les chefs d’Etat et de gouvernement des neuf pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASFAN).
Invitée pour la première fois à se joindre à un sommet de l’ASEAN depuis la création de cette institution il y a trente ans, la Chine a multiplié les déclarations de bonnes intentions. Sa délégation était omniprésente. M. Jiang Zemin s’est efforcé de donner l’image d’un grand dirigeant responsable, prêt à assumer les responsabilités d’un président du plus grand pays de la région.
La présence de la Chine à Kuala Lumpur a éclipsé celle du Japon, invité lui aussi, mais qui est un habitué de ces sommets depuis une vingtaine d’années.
«La Chine sera à jamais un bon voisin, un bon partenaire et un bon ami pour les pays de l’ASEAN», a dit et répété le chef de l’Etat chinois. Nulle raison pour les pays asiatiques de s’inquiéter des ambitions chinoises car «la Chine a besoin d’un environnement pacifique et de bon voisinage pour réussir son programme de modernisation».
Pékin a en particulier voulu rassurer sur ses intentions concernant les îles Spratley, cet archipel en Mer de Chine du Sud au cœur d’un différend territorial qui mêle aussi Taiwan, les Philippines, la Malaisie, Brunei et le Vietnam et qui fait régulièrement monter la tension dans la région.
La Chine a proposé de mettre de côté ce dossier difficile et de se lancer sans attendre ensemble avec les autres pays concernés dans le développement conjoint de ces îles qui seraient situées dans une zone riche en pétrole.
«Les différends qui ne peuvent être réglés dans l’immédiat peuvent être temporairement mis en sommeil», a expliqué le porte-parole du gouvernement Sher Guofang. Cette question ne doit pas entraver le développement de relations harmonieuses entre la Chine et ses voisins, a-t-il dit.
Pour illustrer sa bonne volonté, le président chinois a promis de ne pas dévaluer la monnaie chinoise, le yuan, la Chine voulant ainsi contribuer au retour à la stabilité monétaire dans la région. Pékin, a-t-il dit, étudiera d’autres moyens pour renforcer la compétitivité de ses exportations.
Une dévaluation du yuan infligerait un nouveau coup dur aux monnaies de la région prises dans la tempête financière qui souffle depuis juillet car elle renforcerait encore la compétitivité des exportations chinoises qui font déjà de l’ombre aux exportations des pays de l’Asie du Sud-Est.
Certains experts estiment que le yuan a en fait été depuis des années volontairement sous-évalué par les autorités chinoises pour dynamiser les exportations, un phénomène qui a indirectement contribué à fragiliser les économies voisines.
Des interrogations subsistent néanmoins sur la validité de cette promesse à moyen et long terme. «La question est de savoir si cet engagement pourra être respecté en 1998», souligne Jacqueline Ng, économiste chez IDEA, une institution financière britannique à Singapour. «Je ne vois pas de dynamique d’un yuan qui resterait plus fort», a-t-elle expliqué. (AFP)
La Chine a profité de sa première participation au sommet des dirigeants de l’Asie orientale pour s’imposer comme une grande puissance régionale incontournable, le président Jiang Zemin promettant que son pays resterait «à jamais» un bon voisin.«La Chine ne cherchera jamais à être hégémonique. La Chine sera toujours une force puissante en faveur du maintien de la paix et de la stabilité régionale», a souligné mardi M. Jiang à l’occasion d’une rencontre au sommet avec les chefs d’Etat et de gouvernement des neuf pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASFAN).Invitée pour la première fois à se joindre à un sommet de l’ASEAN depuis la création de cette institution il y a trente ans, la Chine a multiplié les déclarations de bonnes intentions. Sa délégation était omniprésente. M....