Vaincre la malnutrition et le sous-développement relève d’une politique volontariste, clame l’UNICEF, qui rappelle «dans une économie mondiale qui brasse 28.000 milliards de dollars, le problème n’est sûrement pas le manque de ressources».
On sait déjà comment remédier aux carences: compléter l’apport des femmes en vitamines, en fer et en acide folique (vitamine du type B), apporter des sels de réhydratation aux enfants, enrichir le sel en iode (60% du sel consommé dans le monde est aujourd’hui iodé, et 26 pays en développement y veillent).
Mais la solution de fond passe par la sécurité alimentaire globale (accès de tous à des produits en quantité et de qualité suffisantes), l’assurance de services de santé à des prix abordables, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, qui font encore gravement défaut dans les pays pauvres.
L’allaitement maternel contribue aussi à une bonne nutrition infantile, à condition que la mère bénéficie d’une nutrition adéquate: cela implique la fin des discriminations alimentaires, sociales et sanitaires dont souffrent les millions de femmes du tiers-monde.
L’aide financière au développement doit aussi être revue à la hausse (les pays riches n’y consacrent plus que 0,27% de leur PNB), et réorientée vers les besoins sociaux essentiels.
Enfin, l’UNICEF demande l’allègement de l’astronomique dette du tiers-monde: plus de 2.000 milliards de dollars en 1995. (AFP)


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