Le chef de la commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement de l’Irak (UNSCOM) Richard Butler a entamé hier une mission difficile en Irak en vue d’obtenir l’inspection des sites présidentiels, ce que Bagdad refuse.
M. Butler effectue sa première visite dans la capitale irakienne depuis que ce pays a accepté, en vertu d’un accord avec la Russie, le retour des inspecteurs américains qu’il avait expulsés le 13 novembre, les accusant d’espionnage.
L’Irak a déjà annoncé que cette mission était «vouée à l’échec». «S’il demande l’accès aux sites présidentiels, nous rejetterons sa demande», avait déclaré le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan.
«Je dois exécuter ce que le Conseil de Sécurité m’a obligé de faire, à savoir discuter de la question d’accès aux sites irakiens. L’UNSCOM doit pouvoir aller n’importe où, voir n’importe quel document et interroger n’importe quelle personne qui pourrait nous amener à boucler» le dossier du désarmement, a déclaré M. Butler lors d’une conférence de presse à Bagdad.
M. Butler a en même temps assuré que l’UNSCOM «tiendrait compte des inquiétudes irakiennes quant au respect de sa souveraineté et de sa sécurité nationale».
M. Butler, qui avait déjà visité Paris et Londres, doit s’entretenir pendant deux jours avec ses équipes, et rencontrer dimanche et lundi les dirigeants irakiens, avant de quitter Bagdad mardi. Il doit présenter jeudi au Conseil de Sécurité un rapport sur sa mission.
L’ONU avait rejeté une offre de Bagdad d’ouvrir ses palais présidentiels à des représentants des pays de l’UNSCOM et du Conseil de Sécurité, à l’exclusion des experts en désarmement.(AFP)


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