Le gouvernement russe compte fermer l’an prochain 86 puits de mine de charbon, sur environ 200 que compte le pays, a annoncé le ministre de l’Economie Iakov Ourinson, cité par l’agence Interfax.
Le gouvernement russe va apporter une attention accrue au volet social qui accompagne ces fermetures, a ajouté M. Ourinson devant les représentants du principal syndicat de mineurs, Rossougleprof.
Le ministre de l’Economie n’a pas précisé combien de personnes seraient affectées par ces fermetures, alors que l’industrie houillère russe emploie aujourd’hui 500.000 mineurs.
L’annonce de ces fermetures survient alors que le comité de directeurs de la Banque mondiale doit décider le 18 décembre à Washington de l’octroi d’un prêt d’au moins 500 millions de dollars au secteur houiller russe.
L’octroi de ce prêt est conditionné à un engagement du gouvernement russe à démonopoliser et privatiser le secteur houiller, actuellement dominé par l’entreprise publique Rossougol, indique-t-on à la représentation de la Banque mondiale à Moscou.
La Banque mondiale a déjà accordé à l’industrie houillère russe un premier prêt de 525 millions de dollars en 1996.
Le président du syndicat Rossougleprof, Vitali Boudko, a cependant douté, lors de la rencontre avec le ministre de l’Economie, des chances des puits de mine russes à trouver un racheteur en cas de privatisation.
Les puits de mine russes sont tous potentiellement aussi dangereux que celui de Zirianovskaïa, près de Novokouznetsk (Sibérie), où 67 mineurs ont été tués la semaine dernière dans un coup de grisou, a affirmé M. Boudko.
Le matériel d’aération obsolète du puits de mine a été mis en cause à la suite de cet accident, et les mines russes souffrent en général d’un manque patent d’investissement. (AFP)

