Les Zombies ne sont pas des morts-vivants, comme le veut le culte vaudou, mais des gens souffrant de maladies mentales qui sont «très probablement» faussement identifiées par des personnes affligées par un deuil comme des revenants.
Telle est la conclusion tirée par deux chercheurs britanniques, Roland Littlewood et Chavannes Douyon, d’une étude réalisée auprès de trois pseudo-zombies, ces deux dernières années, dans le sud de Haïti.
Adeptes de la magie noire, les Haïtiens ont toujours cru à la réapparition mystérieuse sous forme de zombies de proches qu’ils ont perdus et pourtant bel et bien enterrés.
Jusqu’à un millier de zombies sont signalés chaque année en Haïti, où la croyance vaudou veut que les corps des disparus soient volés par un boko (sorcier) pour être ressuscités sous forme d’êtres errants, hagards et sans substance.
En bon scientifiques, Littlewood, de l’University College de Londres, et le Dr Douyon, de la polyclinique de Port-au-Prince, ne croient pas, eux, à toute cette sorcellerie.
Ils écrivent dans la revue médicale «Lancet» que «la mauvaise identification d’un étranger errant et mentalement malade par des personnes affligés par la perte d’un proche est l’explication la plus plausible» du phénomène.
Les deux chercheurs ont pu établir à partir de tests d’ADN que deux des trois cas étudiés étaient sans rapport avec les personnes mortes et que la troisième, souffrant également de troubles mentaux, avait probablement ressurgi après un enlèvement.
Littlewood et Douyon n’excluent pas que la croyance soit une façon pour les Haïtiens d’expliquer les maladies mentales et d’intégrer ceux qui en souffrent dans leur société. Ils rappellent aussi que, sous la dictature des Duvaliers père et fils, il y a eu de nombreux cas d’enlèvements et de tortures. (Reuters)


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