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Actualités - Reportage

Embellie économique après une longue période de récession

Le président sortant Maaouya ould Taya peut se prévaloir d’un bilan économique satisfaisant dans un pays qui s’est engagé ces dernières années sur la voie du libéralisme.
Elève consciencieuse du Fonds monétaire international (FMI), avec lequel elle a signé plusieurs plans d’ajustement structurels, scrupuleusement suivis, la Mauritanie est sortie ces quatre dernières années d’une longue période de récession, aggravée par ses positions pro-irakiennes au moment de la guerre du Golfe.
Durant sa campagne électorale menée face à quatre autres candidats manquant de moyens financiers et mal implantés dans le pays, le président ould Taya a pu dresser un bilan positif d’une économie où la croissance a été de l’ordre de 5 pc ces dernières années, alors qu’elle était négative en 1990.
Selon des chiffres fournis par le FMI et la Banque Mondiale, qui projette d’injecter 100 millions de dollars dans un plan de «développement durable», l’inflation a été ramenée de 10,3 pc en 1992 — année où la monnaie nationale, l’ouguiya, a été dévaluée de 28 pc — à 5 pc en 1997.
Dans le même temps, les finances publiques étaient assainies, tandis que le commerce extérieur redevenait excédentaire, avec des recettes à l’exportation de 414 millions de dollars en 1996.
Les bailleurs de fonds, au premier rang desquels la France, se félicitent de l’évolution d’un pays où le développement est fondé sur une économie de marché libérale et sur la mise en place progressive d’une démocratie pluraliste.

Un handicap

Cette opinion n’est pas partagée par les principaux partis d’opposition qui dénoncent la mauvaise répartition des richesses et les «dérives autoritaires» d’un régime né d’un coup d’Etat militaire.
Ils ont décidé de boycotter l’élection présidentielle, réclamant la création d’une Commission électorale indépendante (CENI), une plus grande transparence dans l’organisation des scrutins, et la mise en place d’un fichier électoral fiable.
Quant aux quatre candidats, peu connus, qui affronteront vendredi le président ould Taya, ils proposent de «redresser la situation» en réduisant la pauvreté par une augmentation des salaires et la lutte contre le chômage, dans un vaste pays désertique où un tiers de la population vit avec moins d’un dollar par jour.
De la création de pôles de développement pour lutter contre «les séquelles de l’esclavage» à celle de 200.000 emplois pour enrayer l’appauvrissement des populations, en passant par l’annulation des accords de pêche avec l’Union Européenne — une manne annuelle de 68 millions de dollars —, les problèmes économiques ont dominé une campagne par ailleurs dénuée de passion.
Pour réaliser ses ambitions, la Mauritanie, qui a été soumise pendant dix ans à des plans d’ajustements structurels rigoureux, compte sur la bonne gestion de ses finances et sur l’exploitation de ses deux principales richesses: la pêche qui a rapporté 240 millions de dollars en 1996, et le minerai de fer, exploité dans le nord à raison de 12 millions de tonnes par an pour un chiffre d’affaires de 180 millions de dollars.
Son principal handicap reste le remboursement d’une dette extérieure évaluée à plus de 2 milliards de dollars mais qui pourrait bénéficier en 1998 d’une initiative de la Banque Mondiale en faveur des pays pauvres très endettés. (AFP)
Le président sortant Maaouya ould Taya peut se prévaloir d’un bilan économique satisfaisant dans un pays qui s’est engagé ces dernières années sur la voie du libéralisme.Elève consciencieuse du Fonds monétaire international (FMI), avec lequel elle a signé plusieurs plans d’ajustement structurels, scrupuleusement suivis, la Mauritanie est sortie ces quatre dernières années d’une longue période de récession, aggravée par ses positions pro-irakiennes au moment de la guerre du Golfe.Durant sa campagne électorale menée face à quatre autres candidats manquant de moyens financiers et mal implantés dans le pays, le président ould Taya a pu dresser un bilan positif d’une économie où la croissance a été de l’ordre de 5 pc ces dernières années, alors qu’elle était négative en 1990.Selon des chiffres fournis...