Quelque 6.500 employés de l’agence ont cessé le travail de façon symbolique pendant une demi-heure dans les territoires palestiniens, pour dénoncer les mesures d’austérité, a indiqué le président du syndicat des employés, M. Abdelkarim Jouda.
L’UNRWA a d’ores et déjà décidé de ne pas renouveler les contrats de 49 employés, embauchés cette année sur des contrats à durée déterminée, a ajouté M. Jouda.
Le porte-parole de l’UNRWA à Gaza, M. Sami Moushasha, a expliqué que l’agence «n’a tout simplement pas l’argent pour garder ces employés ou pour leur offrir des contrats permanents».
L’UNRWA avait déjà essayé cette année d’introduire de sévères mesures d’austérité, ce qui avait déclenché de vives protestations parmi les 3,2 millions de réfugiés palestiniens qui bénéficient de ses services dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et dans les pays arabes voisins.
L’UNRWA avait ensuite annulé sa décision de faire payer ses services d’éducation et de santé, après avoir reçu une injection supplémentaire d’argent de 21 millions de dollars de la communauté internationale.
Mais M. Moushasha a averti: «Si les réfugiés pensaient que les économies de cette année étaient mauvaises, ils doivent s’attendre à pire l’an prochain».
«Nous avons déjà économisé jusqu’à l’os. Nous avons pu maintenir nos prestations, mais si les pays donateurs n’apportent pas plus d’argent, la situation sera pire l’année prochaine», a-t-il ajouté.
Un autre responsable de l’UNRWA, qui a requis l’anonymat, a précisé que l’agence étudiait la possibilité de supprimer purement et simplement certaines prestations.
L’UNRWA fait face à un déficit prévu de 50 millions USD l’an prochain, sur un budget de 343 millions USD. Lors d’une conférence tenue le 2 décembre à New York, le Japon, l’un des principaux pays donateurs, a annoncé qu’il diminuerait ses apports de fonds des deux tiers pour les ramener à 10 millions USD, a souligné M. Moushasha.
Les Etats-Unis, principal contributeur, et d’autres pays ont promis un total de 126 millions de dollars. La Grande-Bretagne et certains autres pays n’ont pas encore pris d’engagements.


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