Le Critérium de la première neige permettra au ski français de faire le week-end prochain à Val-d’Isère une bonne revue d’effectifs après les débuts encourageants enregistrés depuis le début du mois sur les pistes américaines.
La retraite de Luc Alphand à la fin de la saison dernière avait laissé un gros vide dans lequel se sont rapidement engouffrés tout ce que l’équipe de France comptait d’espoirs déçus.
Deuxième de la descente de Beaver Creek, son meilleur résultat depuis trois ans, Jean-Luc Crétier a enfin trouvé la paire de skis qu’il lui fallait pour concrétiser les espoirs de la saison 1994 où il avait obtenu deux places de podium en descente.
Deuxième également, mais à Lake Louise, Mélanie Suchet est elle aussi de retour, enfin rétablie de la longue blessure qui avait stoppé son envol après une prometteuse 6e place en descente aux Jeux de Lillehammer.
Si l’on rajoute à ces belles surprises la forme de Leila Piccard en géant, les honorables classements de Régine Cavagnoud et Carole Montillet en Amérique, le retour de Nicolas Brutin, alter ego de Suchet chez les messieurs et l’éclosion du jeune Frédéric Marin-Cudraz, on constate que le pays hôte du retour du cirque blanc en Europe dispose de vrais atouts.
Mais ce retour sur les neiges européennes coïncidera avant tout avec celui de deux stars de la glisse féminine.
Depuis le début de la saison, Katja Seizinger survole la Coupe du monde avec quatre succès consécutifs. Mais l’Allemande a du souci à se faire puisque deux de ses plus solides rivales des saisons écoulées font leur rentrée en Tarentaise.
L’Américaine Picabo Street n’a plus chaussé les skis en haute compétition depuis une grave chute à Vail voilà un an. L’Américaine, vice-championne olympique et ancienne championne du monde de descente, a préféré faire l’impasse sur les courses américaines pour affiner sa préparation en vue des Jeux de Nagano.
Sa rentrée en Super-G devrait n’être qu’un test de forme.
Tenante du titre en Coupe du monde, la Suédoise Pernilla Wiberg, qui a loupé le début de saison en raison d’une blessure au genou, devrait être une cliente autrement plus sérieuse, autant dans le Super-G que dans le géant dames au menu du Critérium.
Mais l’une comme l’autre risquent d’être un peu à court de compétition et on voit mal qui, dans le géant, viendrait contester la supériorité de l’Italienne Deborah Compagnoni, intouchable dans la discipline avec six succès consécutifs.
Dans le Super-G, Seizinger, qui a déjà triomphé trois fois sur la piste Oreiller-Killy, sera grandissime favorite.
Dans les courses messieurs — une descente et un géant —, tous les regards seront tournés vers l’Autrichien Hermann Maier, sensation du début de saison.
Vainqueur d’un Super-G et d’un géant outre-Atlantique, cet ancien maçon a également terminé deuxième en descente et il sera le chef de file d’une équipe autrichienne appelée à jouer une nouvelle fois les premiers rôles dans la station savoyarde.
L’an dernier, les Autrichiens avaient pris les quatre premières places de la descente et quatre des cinq premières places du Super-G.
Avec Maier, Hans Knauss, Josef et Fritz Strobl, Andreas Schifferer, Roland Assinger et un Stefan Eberharter retrouvé, l’Autriche peut faire main basse sur les podiums. (Reuters)


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