Ce problème a été longuement abordé lors de la conférence d’Abidjan.
Dans la plupart des régions du monde, la majorité des nouvelles infections surviennent chez les jeunes entre 15 et 24 ans, parfois même avant, selon l’ONUSIDA.
Une étude menée en Namibie a montré que plus de 12% des filles de 15 à 16 ans examinées à un dispensaire de soins prénatals étaient déjà infectées par le VIH.
En Tanzanie, selon une enquête menée ces trois dernières années auprès de 16.000 écolières du primaire et du secondaire, 65% des filles ont révélé avoir commencé leurs rapports sexuels très jeunes, par manque de soutien financier suffisant de la part de leurs parents.
98% des filles ayant débuté leur activité sexuelle pendant leur scolarité ont moins de 17 ans. 35% sont à l’école primaire, selon cette étude présentée à Abidjan et 25% ont été renvoyées de l’école, le plus souvent pour cause de grossesse.
20% des filles interrogées indiquent avoir plusieurs partenaires sexuels parce qu’un seul ne suffit pas à subvenir à leurs besoins financiers.
Ces difficultés financières les amènent à avoir des partenaires sexuels plus âgés. Une situation qui les rend plus vulnérables au risque de contamination par le VIH, selon les spécialistes.
Au Kenya, 61% des garçons décident d’eux-mêmes d’avoir des rapports sexuels, mais ce n’est pas le cas pour 88% des filles, selon une étude tirée d’un échantillon de 193 questionnaires provenant d’une enquête dans dix écoles secondaires de la province de Nyanza.
Selon cette enquête kényane, 16% des filles sexuellement actives (44% de l’échantillon) ont eu un avortement et 9% ont subi un viol. (AFP)

