Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'extrême pointe sud de l'Europe aux portes du Proche-Orient


L’île de Chypre constitue un dossier épineux que l’Union européenne voudrait voir réglé avant une éventuelle adhésion à l’UE.
Territoire européen situé à l’extrémité orientale de la Méditerranée, cette île stratégique de 9.251 kilomètres carrés s’étend à 60 kilomètres au sud des côtes turques et 200 kilomètres à l’ouest des rivages syriens et libanais, position qui lui vaut des avantages économiques mais qui la place au centre des tiraillements gréco-turcs.
Colonisée successivement par les Grecs, les Perses, les Egyptiens, les Romains, les Byzantins, les Francs, les Vénitiens et les Ottomans, Chypre passe en 1878 sous l’administration de la Grande-Bretagne, qui y a maintenu deux bases militaires après l’indépendance, accordée en 1960.
A la suite d’un coup d’Etat à Nicosie en juillet 1974 destiné à rattacher l’île à la Grèce, l’armée turque envahit le nord de l’île, dont elle occupe encore 38%. En 1983, le leader chypriote-turc Rauf Denktash proclame une «République Turque de Chypre du Nord» (RTCN), reconnue uniquement par Ankara.
Au sud, la République de Chypre, présidée par Glafcos Cléridès et reconnue par l’ONU, comptait 651.000 habitants en 1996, presque tous des chrétiens orthodoxes, avec quelques milliers de maronites, arméniens et latins.
Selon un recensement effectué en 1997, la RTCN compte 200.000 habitants, dont la moitié sont d’origine chypriote-turque. Les autres sont des colons turcs naturalisés et des soldats turcs (35.000).
La capitale, Nicosie, est coupée en deux par la «ligne Attila», qui sépare depuis 1974 les deux zones de l’île d’est en ouest, sur 180 kilomètres contrôlés par 1.100 Casques bleus de l’ONU.
La candidature à l’UE posée par Nicosie en 1990 a reçu un avis favorable en 1993 et le début des négociations d’adhésion, décidé en mars 1995, doit être entériné par le sommet de Luxembourg, selon la proposition faite en juillet par la Commission européenne sur Chypre et cinq autres pays.
La République de Chypre obéit aux exigences économiques de l’UE: un Produit national brut (PNB) de 9 milliards de dollars, près de 13.000 dollars de revenu par habitant et par an (1996), croissance soutenue (entre 3 et 4%), inflation contrôlée (3%) et chômage réduit (2,5%). Ses principales ressources sont le tourisme (près de 2 mds USD en 1996), l’agriculture et le secteur off-shore (300 M USD par an).
En RTCN, le PNB par habitant est de 4.100 USD, selon des chiffres officiels chypriotes-turcs, et l’économie largement dépendante de la Turquie.
Chypre est membre de l’ONU, du Conseil de l’Europe, du Commonwealth, du Mouvement des non-alignés, de la CSCE (Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe) et de l’OMC (Organisation mondiale du commerce, ex-GATT). (AFP)
L’île de Chypre constitue un dossier épineux que l’Union européenne voudrait voir réglé avant une éventuelle adhésion à l’UE.Territoire européen situé à l’extrémité orientale de la Méditerranée, cette île stratégique de 9.251 kilomètres carrés s’étend à 60 kilomètres au sud des côtes turques et 200 kilomètres à l’ouest des rivages syriens et libanais, position qui lui vaut des avantages économiques mais qui la place au centre des tiraillements gréco-turcs.Colonisée successivement par les Grecs, les Perses, les Egyptiens, les Romains, les Byzantins, les Francs, les Vénitiens et les Ottomans, Chypre passe en 1878 sous l’administration de la Grande-Bretagne, qui y a maintenu deux bases militaires après l’indépendance, accordée en 1960.A la suite d’un coup d’Etat à Nicosie en juillet 1974...