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Actualités - Chronologie

L'ONU dénonce la flagellation de femmes à Khartoum

L’ONU a dénoncé un incident survenu le 1er décembre à Khartoum, la capitale du Soudan, à la suite duquel des femmes ont été flagellées.
Alors qu’une cinquantaine de femmes manifestaient contre l’enrôlement forcé de leurs fils dans l’armée, elles ont été arrêtées et «environ 34 de ces femmes ont été condamnées à dix coups de fouet chacune, puis relâchées», a déclaré à la presse le rapporteur spécial des droits de l’homme pour le Soudan, Gaspar Biro (Hongrie).
L’une des femmes, Lillian Mohd Hussein, a reçu quarante coups de fouet, parce qu’elle était «vêtue de façon inappropriée», à savoir en pantalon et tee-shirt, a indiqué M. Biro.
L’incident s’est produit devant les locaux de la représentation à Khartoum du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) alors que ces femmes protestaient contre l’enrôlement forcé de leurs fils étudiants qui sont envoyés dans des camps d’entraînement militaire entre la fin de leurs études secondaires et leur éventuelle entrée à l’université.
Entre 35.000 et 50.000 jeunes hommes sont dans ce cas, a précisé M. Biro.
Avant d’être arrêtées, les femmes ont été selon un rapport du PNUD «brutalement frappées à coup de matraques et de tuyaux en caoutchouc, et giflées par la police et des officiers de sécurité».
La flagellation est devenue à Khartoum un mode de punition habituel des femmes depuis qu’une nouvelle législation de discrimination des sexes a été promulguée l’an dernier.
Une lettre signée de quatre rapporteurs spéciaux de l’ONU dont M. Biro a été adressée en protestation pour cet incident à l’ambassadeur du Soudan auprès des Nations Unies à Genève.
La guerre civile qui oppose depuis des années Khartoum et le nord musulman du Soudan au sud animiste et chrétien s’est aggravée ces derniers mois, a estimé M. Biro devant la presse.
Sur le plan de la discrimination des femmes, M. Biro a indiqué qu’à Khartoum celles-ci ont désormais des places séparées des hommes dans les bus et les trains, et que lorsque se forme une file d’attente elles doivent faire la queue séparément des hommes. (AFP)
L’ONU a dénoncé un incident survenu le 1er décembre à Khartoum, la capitale du Soudan, à la suite duquel des femmes ont été flagellées.Alors qu’une cinquantaine de femmes manifestaient contre l’enrôlement forcé de leurs fils dans l’armée, elles ont été arrêtées et «environ 34 de ces femmes ont été condamnées à dix coups de fouet chacune, puis relâchées», a déclaré à la presse le rapporteur spécial des droits de l’homme pour le Soudan, Gaspar Biro (Hongrie).L’une des femmes, Lillian Mohd Hussein, a reçu quarante coups de fouet, parce qu’elle était «vêtue de façon inappropriée», à savoir en pantalon et tee-shirt, a indiqué M. Biro.L’incident s’est produit devant les locaux de la représentation à Khartoum du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) alors que ces femmes...