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Actualités - Conferences Internationales

Les petites îles tropicales menacées de disparition

Les petites îles tropicales particulièrement menacées dans leur existence par l’effet de serre ont demandé aux participants à la conférence de Kyoto d’avancer au risque pour elles d’en pâtir gravement.
«La menace qui pèse sur les petits Etats insulaires est en contradiction fondamentale avec les principes de justice et d’équité», a souligné leur porte-parole, le ministre de l’Environnement des îles Samoa, M. Sale Tagaloa.
La montée du niveau des mers représente un danger qui «est une offense à la souveraineté de l’Etat, à l’intégrité des peuples et au droit à la vie des individus», a-t-il dit.
«Nos peuples, confrontés au manque d’action à Kyoto, ont peur de vivre dans leurs îles qui sont leur environnement unique, et de devenir des réfugiés», a-t-il dit. «Nous avons encore un semblant d’espoir que dans les derniers moments de cette négociation nous serons en mesure de construire un protocole qui puisse convenir au peuple de notre île», a-t-il ajouté.
«Notre avenir représente l’avenir de la planète. Nous sommes des récifs de corail, un signal d’avertissement pour vous que seuls les négligents vont ignorer», a-t-il dit.
Selon les évaluations de l’ONU, les émissions actuelles risquent de susciter une élévation des températures de 1 à 3 degrés au cours des cent prochaines années. Selon le dernier rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évaluation du climat), ces îles qui «culminent» souvent à 3 ou 4 mètres, risquent surtout d’être victimes de la montée du niveau de la mer.
Elles se trouvent toutes sous les tropiques (Pacifique, Océanie, Caraïbes), sauf les méditerranéennes Chypre et Malte. Toutes ne sont pas menacées au même degré, certaines même pas du tout. D’autres, en revanche, se trouvent en première ligne, telles les Bahamas, Kiribati, les Maldives et les îles Marshall.
Kinza Clodumar, président de la République de l’archipel des Nauru dans le Pacifique où vivent 10.000 habitants, a expliqué que la population locale est directement menacée par la montée des eaux et la multiplication des tempêtes. Ces phénomènes vont submerger une partie des îles dans les cinquante à soixante prochaines années, a-t-il dit.
Selon les derniers modèles de calcul, l’élévation du niveau des mers et de leurs températures, associée à des tempêtes et ouragans plus fréquents, provoquera des dégâts considérables. En conséquences l’Alliance des petits Etats-îles (AOSIS), qui regroupe 36 pays du Pacifique, des Caraïbes, de l’océan Indien et de la Méditerranée, réclame des mesures de réductions substantielles des gaz à effet de serre (-20%), dès 2005.
Si rien n’est fait, affirme l’AOSIS, «le niveau de la mer pourrait monter de près d’un mètre à la fin du XXIe siècle, ce qui submergerait de nombreuses îles et rendrait les autres pratiquement inhabitables». (AFP)
Les petites îles tropicales particulièrement menacées dans leur existence par l’effet de serre ont demandé aux participants à la conférence de Kyoto d’avancer au risque pour elles d’en pâtir gravement.«La menace qui pèse sur les petits Etats insulaires est en contradiction fondamentale avec les principes de justice et d’équité», a souligné leur porte-parole, le ministre de l’Environnement des îles Samoa, M. Sale Tagaloa.La montée du niveau des mers représente un danger qui «est une offense à la souveraineté de l’Etat, à l’intégrité des peuples et au droit à la vie des individus», a-t-il dit.«Nos peuples, confrontés au manque d’action à Kyoto, ont peur de vivre dans leurs îles qui sont leur environnement unique, et de devenir des réfugiés», a-t-il dit. «Nous avons encore un semblant...