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Actualités - Conferences Internationales

L'Europe contre-attaque après l'ouverture de Al Gore

L’Europe a contre-attaqué après l’ouverture exprimée par le vice-président américain Al Gore qui, a affirmé Mme Ritt Bjerregaard, commissaire européen chargé de l’Environnement, «a déçu» l’Union européenne.
«Je ne m’attendais pas à ce que le vice-président américain Gore fasse aussi bien que notre réduction de 15%» (des gaz à effet de serre), a déclaré le responsable européen devant les délégués de quelque 160 pays réunis à Kyoto pour la conférence sur les changements climatiques.
«Mais j’attendais un vrai mouvement vers un objectif qui ferait une vraie différence», a-t-elle ajouté. «Nous, dans l’Union européenne, sommes déçus par le fait que la rhétorique (américaine) n’est pas au niveau de la réalité», a expliqué Mme Bjerregaard.
Mme Bjerregaard a ajouté que l’UE s’en tenait à sa propre proposition. Elle a une nouvelle fois rejeté la proposition américaine d’associer les pays en développement à des objectifs contraignants de réductions d’émissions de gaz à effet de serre.
«Notre position sur les pays en développement est claire. Comme cela a été accepté par le mandat de Berlin, il ne devrait pas y avoir de nouveaux engagements de leur part», a-t-elle dit.
Elle a invité les partenaires des Quinze à faire vite pour rendre possible un accord avant la fin de la conférence mercredi. «Nous n’avons qu’une seule chance: nous devons nous mettre d’accord maintenant, avant qu’il ne soit trop tard, sur des réductions réelles et substantielles des émissions ou être confrontés aux conséquences désastreuses du réchauffement de la terre», a-t-elle dit.
«Nous rejetons fermement une philosophie de différenciation qui viserait seulement à des objectifs plus faibles», a déclaré de son côté M. Johny Lahure, ministre de l’Environnement du Luxembourg qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne.
Le ministre a d’autre part rejeté la proposition américaine soutenue par le Japon d’inclure les pays en développement dans un accord.
«Les propositions selon lesquelles les pays en développement doivent accepter des engagements nouveaux maintenant ne contribuent pas au progrès des négociations», a ajouté le ministre.

Beaux discours

Quant au ministre français de l’Environnement, Dominique Voynet, elle a confirmé la position européenne qui est de rejeter la demande américaine.
«Ce sont d’abord les pays les plus industrialisés, ceux qui sont à la fois les plus riches et les plus pollueurs, qui doivent faire les efforts les plus rapides et les plus intensifs», a expliqué Mme Voynet.
Le ministre français a ajouté: «C’est aux pays développés de faire le premier pas. L’essentiel de la population de notre planète n’a pas encore été invitée au banquet du développement».
Mme Voynet a volontairement dramatisé le ton à l’approche de la clôture de la conférence mercredi. «Ne nous payons pas de mots. Les beaux discours ne peuvent dissimuler la réalité. Il nous reste quelques heures pour décider, pour sauver un processus qui menace, sinon, de s’enfermer dans l’impasse», a-t-elle dit.
«Faute d’ambition, faute de volonté politique suffisante, le doute, la confusion gagnent les esprits», a-t-elle dit, invitant les pays industrialisés à faire preuve d’une «forte volonté politique, de la générosité, (du) sens des responsabilités».
Mme Voynet a précisé que la France était prête à soutenir une reconduction du Fonds pour l’environnement mondial à hauteur de 2,7 milliards de dollars. (AFP)
L’Europe a contre-attaqué après l’ouverture exprimée par le vice-président américain Al Gore qui, a affirmé Mme Ritt Bjerregaard, commissaire européen chargé de l’Environnement, «a déçu» l’Union européenne.«Je ne m’attendais pas à ce que le vice-président américain Gore fasse aussi bien que notre réduction de 15%» (des gaz à effet de serre), a déclaré le responsable européen devant les délégués de quelque 160 pays réunis à Kyoto pour la conférence sur les changements climatiques.«Mais j’attendais un vrai mouvement vers un objectif qui ferait une vraie différence», a-t-elle ajouté. «Nous, dans l’Union européenne, sommes déçus par le fait que la rhétorique (américaine) n’est pas au niveau de la réalité», a expliqué Mme Bjerregaard.Mme Bjerregaard a ajouté que l’UE s’en tenait...