Sithole a étranglé la plupart de ses victimes, le plus souvent de jeunes femmes noires, avec leurs propres sous-vêtements, après les avoir attirées dans des endroits isolés et les avoir violées.
Le juge D.J. Lewis a prononcé le jugement en moins de trois heures, après un procès marathon qui a commencé en novembre 1996.
La Cour a écouté les témoignages, décrivant comment Sithole avait rencontré une des victimes dans un home d’enfants, et comment il avait assisté aux funérailles d’une autre de ses victimes et avait présenté ses condoléances à la famille.
Moses Sithole, au visage poupin, a plaidé innocent, affirmant qu’il ne pouvait pas avoir commis les meurtres et que le véritable tueur était toujours en liberté.
Toutefois, il a reconnu plusieurs des meurtres dans des déclarations faites à d’autres détenus et filmées par la police, et qui n’ont été admises comme preuve qu’après une bataille juridique de 4 mois.
Plus de 140 personnes ont témoigné, tant pour la défense que pour l’accusation, dans ce procès dont le coût pour l’Etat est estimé à 1,4 million de rand (environ 300.000 dollars).
L’Afrique du Sud a connu une vague de meurtres en série très médiatisée ces dernières années.
En 1994, les autorités ont arrêté un homme, David Selepe, suspecté d’avoir tué 11 femmes à Cleveland, dans la banlieue de Johannesburg. Il avait été abattu en tentant de s’enfuir de prison.
En 1995, un tribunal du Cap avait condamné Norman Afzal Simons, un instituteur de 28 ans, à 10 ans de prison pour le meurtre d’un garçon de dix ans. Simons était accusé d’être impliqué dans le meurtre, à caractère sexuel, de 20 garçons.
En 1996, la police a arrêté un malade mental, soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de 17 prostituées dans la cité portuaire du Cap ouest.
En juillet dernier, la police a mis en garde contre un possible nouveau tueur en série opérant dans la banlieue sud de Johannesburg, la ville du pays la plus touchée par la criminalité. (AFP)


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