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Actualités - Chronologie

Chiens démineurs en Croatie

Meneertjie, un berger allemand âgé de 18 mois, avance avec prudence autour de la carcasse brûlée d’une maison, en enfonçant son museau dans la neige pour détecter l’odeur de l’explosif qui signale la présence d’une mine antipersonnel.
Ce berger allemand, dressé en Afrique du Sud pour la détection des engins explosifs, travaille pour le centre d’action pour le déminage de l’ONU (MAC) en Croatie, dans le cadre d’un programme-pilote financé par la fondation suisse Carl Popper.
Deux chiens sont utilisés pour le déminage par MAC en Croatie, et six en Bosnie.
La Croatie, qui a signé jeudi à Ottawa un traité international sur l’interdiction des mines antipersonnel, a estimé à trois millions le nombre de mines qui sont encore disséminées sur son territoire à la suite du conflit serbo-croate de 1991.
Ces engins ont tué jusqu’à présent 700 personnes et fait 1.500 blessés.
Un démineur, Johan Van Zyl, originaire d’Afrique du Sud, a indiqué à l’AFP que l’utilisation des chiens permet d’accélérer le processus de déminage des champs de mines qui ne sont pas balisés.
«Cela va accélérer la vitesse à laquelle les personnes déplacées peuvent récupérer leurs terres (...). Il ne peut pas y avoir de reconstruction avant l’élimination des mines», a déclaré ce spécialiste du déminage.
Après le déminage d’une zone par des équipes d’experts, les chiens ratissent à leur tour le terrain afin de vérifier si toutes les mines ont bien été désamorcées par les hommes.
Le déminage de la région de Kusonje, à environ 90 km au sud-est de Zagreb, permettra à l’Union européenne (UE) de participer au financement de la reconstruction de 100 maisons qui appartiennent à des Serbes, réfugiés dans d’autres régions de Croatie et qui désirent rentrer chez eux.
Les chiens, dressés pour détecter l’odeur du TNT, peuvent déceler des mines antipersonnel en plastique, en acier ou en bois, a expliqué M. Van Zyl.
«L’odeur (du TNT) s’infiltre dans le sol et la végétation autour de l’endroit où une mine a été enfouie», a précisé M. Van Zyl.
Lorsque le chien a repéré une mine, il donne le signal d’alerte à son maître en se tassant au sol. En récompense, il reçoit une balle de plastique avec laquelle il joue pendant que les démineurs déterrent et désamorcent l’engin.
Ces chiens, qui sont dressés par le centre Mechem Demining près de Pretoria, en Afrique du Sud, ont déjà participé au nettoyage de 4.760 km de routes en Angola et de 2.000 km au Mozambique.
Ce centre dresse également les chiens à la détection de la drogue, des défenses d’éléphants ou de la corne de rhinocéros.
Meneertjie, dont le nom signifie «petit maître» en afrikaaner, travaille conjointement avec un autre berger allemand surnommé Dingo.
«Les chiens ont un tempérament similaire à celui des humains, ils ne sont pas toujours à 100% efficaces. C’est la raison pour laquelle nous travaillons avec deux voire même quatre chiens», a admis M. Van Zyl, qui a été envoyé en Croatie par Mechem Demining.
Les chiens sont un des outils qu’utilisent les démineurs. Les détecteurs de métaux et les blindés munis de fléaux sont également utilisés pour le déminage en Croatie, mais cette opération reste surtout manuelle et se fait à l’aide de baguettes. (AFP)
Meneertjie, un berger allemand âgé de 18 mois, avance avec prudence autour de la carcasse brûlée d’une maison, en enfonçant son museau dans la neige pour détecter l’odeur de l’explosif qui signale la présence d’une mine antipersonnel.Ce berger allemand, dressé en Afrique du Sud pour la détection des engins explosifs, travaille pour le centre d’action pour le déminage de l’ONU (MAC) en Croatie, dans le cadre d’un programme-pilote financé par la fondation suisse Carl Popper.Deux chiens sont utilisés pour le déminage par MAC en Croatie, et six en Bosnie.La Croatie, qui a signé jeudi à Ottawa un traité international sur l’interdiction des mines antipersonnel, a estimé à trois millions le nombre de mines qui sont encore disséminées sur son territoire à la suite du conflit serbo-croate de 1991.Ces engins...