«C’est folie que de créer une sorte de traité global», affirme M. Singer, professeur émérite en sciences de l’environnement à l’université de Virginie, qui parcourt la planète pour apporter la contradiction à ceux qui sont engagés dans la lutte pour la réduction des gaz à effet de serre.
La quasi-totalité des scientifiques est d’accord: le réchauffement de la planète résulte pour partie au moins de la croissance démographique et de la hausse de l’activité industrielle. M. Singer nie virtuellement tout.
Pour lui, les scientifiques ont tort sur l’ampleur même du réchauffement de la planète. «Il y a des preuves considérables sur le fait que les chiffres sont obtenus par des thermomètres installés sur terre qui sont généralement situés près de grands aéroports et qui ont été contaminés par la chaleur provenant des centres urbains», affirmait-il ce week-end en marge de la conférence.
Ce réchauffement, dit-il, ne provoquera pas de hausse très sensible du niveau des océans, ni de fonte des glaciers, ni d’inondations, de typhons ou d’épidémies catastrophiques.
«Un climat plus chaud va faire fondre les glaciers. Mais ceci se traduira aussi par plus d’eau qui s’évaporera à la surface des océans eux-mêmes plus chauds, plus de chutes de pluie et donc plus de neige et de glace au pôle Nord et au pôle Sud», dit-il.
Il affirme que l’expérience des 3.000 dernières années démontre que le réchauffement de la planète intervenu dans l’intervalle n’a pas provoqué de catastrophe pour l’humanité. «Au contraire, historiquement, des températures plus chaudes ont été dans l’ensemble bénéfiques au bien-être de l’homme et du développement de la civilisation», soutient-il.
M. Singer est présent à la conférence de Kyoto comme il l’était à toutes les phases de la négociation, toujours disponible et répétant inlassablement sa thèse.
Ses conclusions sont largement battues en brèche par les relevés scientifiques internationalement acceptés et qui montrent un réchauffement de la planète de 0,5 à 0,6 degré depuis 1880 accompagné d’une élévation déjà sensible du niveau des océans.
D’autres scientifiques contestent les modèles ou méthodes utilisés par les scientifiques du GIEC pour leurs prédictions climatiques. D’autres insistent sur le caractère aléatoire des modélisations et des projections informatiques, estimant qu’il est pour le moment impossible de mesurer avec exactitude l’incidence sur le climat des gaz à effet de serre.
Mais très rares sont ceux qui nient le principe même du réchauffement de la planète et de son caractère nuisible. Fred Singer est de ce fait l’un des plus extrêmes. (AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir