Les énergies fossiles, charbon et pétrole en tête, sont les premiers coupables du réchauffement de l’atmosphère provoqué par une trop forte concentration de gaz à effet de serre, en tête desquels on trouve le gaz carbonique (CO2).
Selon le Groupe intergouvernemental d’évaluation du climat (GIEC), la consommation d’énergies fossiles est la «principale source de concentration» de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Ce type d’énergie devrait continuer, selon la tendance actuelle, à fournir 75 à 80% des besoins de la planète d’ici 2050.
On s’attend à ce que la consommation mondiale d’énergies fossiles, passe de 6,7 milliards de tonnes équivalent pétrole (tep) en 1990, à 11,2 milliards de tep en 2020. Cela pour satisfaire les besoins d’une population qui dépassera alors 8 milliards d’individus et ne pas restreindre le développement économique, en particulier dans le tiers-monde, les pays développés étant responsables de plus de 70% de l’effet de serre.
Les trois gaz
Selon les experts de l’ONU, l’atmosphère contient 750 gigatonnes de carbone (GtC, milliards de tonnes) sous forme de CO2. Les émissions dues aux combustibles fossiles sont évaluées à plus de 22 milliards de tonnes de CO2 (OCDE, 1995), dont 5,22 pour les Etats-Unis, 3,006 pour la Chine, 1,547 pour la Russie et 1,150 pour le Japon. Seules les émissions de la Russie ont décru depuis, celles des trois autres ont continué à augmenter. Le déboisement représente 3 à 4 milliards de tonnes/an.
Le méthane (CH4), 2e gaz à effet de serre, est 20 à 30 fois plus dangereux que le CO2. Il se dégage de toute matière organique en décomposition à l’abri de l’air.
Le 3e est l’oxyde nitreux (N2O), plus connu sous l’appellation de gaz hilarant, plus léger que l’air et environ 300 fois plus nocif que le CO2. Il est produit par la combustion du pétrole et utilisé pour la fabrication d’engrais.
L’augmentation de tous ces gaz a fait gagner 2,4 watts à l’atmosphère depuis le début du siècle. C’est ce qu’on appelle le «forçage radiatif».
CO2, CH4 et N2O représentent environ 95% de tous les gaz à effet de serre.
Les trois autres gaz, dont on ne sait pas encore s’ils seront ou non retenus dans le protocole dès la réunion de Kyoto, ne sont pas les moins nocifs. Il s’agit des HFC (hydrofluorocarbones), substituts des gaz qui ont provoqué le trou de la couche d’ozone (CFC et HCFC), des PFC (polyfluorocarbones) sous-produits de la fonte de l’aluminium et de l’enrichissement de l’uranium et des SF6 (hexafluorures de soufre), utilisés dans l’équipement électrique. Les PFC sont 7.000 fois plus dangereux que le CO2, les SFO, 24.000 fois et les HCF de 200 à 10.000 fois. (AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir