La police téhéranaise a déclaré qu’à partir de lundi matin les principales artères et principales places des quartiers de l’ouest, du nord-ouest et du nord de la ville seront fermées à la circulation.
Ces mesures exceptionnelles doivent demeurer en vigueur jusqu’à la fin, jeudi soir, du sommet qui débute mardi.
La gare routière de la place Azadi, à l’ouest de la ville, l’une des trois principales de la capitale, desservant l’ouest du pays, sera fermée de lundi à jeudi.
Toutes les stations d’essence situées sur les itinéraires des chefs d’Etat, de l’aéroport de Téhéran (ouest) jusqu’au palais des conférences (nord), seront également fermées, a annoncé la radio.
L’association des taxis de Téhéran a demandé dès samedi matin à tous les chauffeurs privés de lui communiquer les noms et les itinéraires de leurs passagers étrangers, principalement la presse.
Cette mesure, dont la raison n’a pas été expliquée, semble s’inscrire dans le cadre d’un vaste plan de sécurité mis en place dans la capitale iranienne à l’approche de la date de la réunion au sommet des chefs d’Etat des pays de l’OCI.
Quelque 4.000 policiers supplémentaires, la plupart venus de la province, ont été déployés dans différents quartiers du nord de Téhéran pour y assurer l’ordre pendant les trois jours du sommet.
La sécurité sera également assurée par des renforts de Pasdaran (Gardiens de la révolution), les troupes d’élite iraniennes.
Des affiches et des drapeaux ont été placardés sur tout le trajet des cortèges officiels pour célébrer en plusieurs langues «l’unité et la solidarité du monde islamique».
Le dispositif de sécurité est particulièrement dense aux abords du palais des conférences de Téhéran, construit spécialement pour accueillir le sommet, et inauguré vendredi après-midi en présence du chef de l’Etat, le président Mohammad Khatami.
La grande salle de cet édifice de style irano-islamique de 24.500 mètres carrés peut accueillir entre 1.500 et 2.000 personnes. (AFP)


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