L’enquête sur les pratiques douteuses de financement électoral lors de la dernière campagne électorale a débuté en novembre 1996.
En voici les principales étapes:
— Novembre 1996: dans le feu d’accusations d’«Asiagate», selon lesquelles les démocrates auraient reçu d’importantes contributions de personnes ou sociétés liées à des pays asiatiques, la département de la Justice ouvre une première enquête sur de possibles violations de la loi sur le financement des campagnes.
— 3 mars 1997: épinglé par le «Washington Post» qui a enquêté sur ses activités de collectes de fonds, effectuées notamment par téléphone depuis la Maison-Blanche, le vice-président Al Gore convoque une conférence de presse dans laquelle il affirme n’avoir rien commis d’illégal.
— 14 avril: dans une première réponse au Congrès, l’Attorney General Janet Reno refuse la nomination d’un procureur indépendant, expliquant que les collectes de fonds sur des propriétés fédérales ne sont pas illégales lorsqu’il s’agit d’argent destiné à un parti («argent mou») et non à un candidat («argent dur»).
— 3 septembre: le «Washington Post» affirme qu’une partie des sommes récoltées depuis la Maison-Blanche par le vice-président Gore ont alimenté les caisses de la campagne Clinton-Gore («argent dur»).
Mme Reno ouvre pour M. Gore une enquête préalable à la nomination d’un procureur indépendant.
— 14 septembre: Mme Reno ouvre une enquête semblable pour M. Clinton, qui aurait également sollicité des donateurs par téléphone depuis la Maison-Blanche.
— 3 octobre: Mme Reno rejette une demande d’une commission du Congrès pour qu’un procureur indépendant soit chargé d’enquêter sur l’ensemble des irrégularités reprochées aux démocrates, qu’il s’agisse des «cafés» ou invitations à dormir à la Maison-Blanche, ou de l’accès privilégié qu’y avaient certains donateurs du parti, dont plusieurs liés à des intérêts asiatiques.
Elle décide de poursuivre l’enquête sur M. Gore sur les seuls coups de téléphone.
— 14 octobre: Mme Reno prend la même décision pour M. Clinton.
— 15 octobre: Mme Reno est interrogée pendant huit heures par une commission de la Chambre des représentants enquêtant en parallèle sur les malversations reprochées aux démocrates.
— 11 novembre: le président et le vice-président sont séparément interrogés par le département de la Justice.
— 2 décembre: Mme Reno ne trouve rien d’illégal aux coups de téléphone passés par MM. Gore et Clinton depuis la Maison-Blanche et refuse la nomination d’un procureur indépendant. Mais elle affirme sa volonté de poursuivre l’enquête sur le financement électoral qui mobilise 120 enquêteurs de son ministère. (AFP)


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