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Actualités - Chronologie

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De celles qui explosent quand on marche dessus à celles qui bondissent du sol pour vous déchiqueter à mi-corps, les mines antipersonnel que le traité international signé cette semaine à Ottawa vise à interdire comprennent plus de 250 types différents fabriqués dans 48 pays.
Ces mines se divisent essentiellement en deux catégories: celles, souvent enterrées, déclenchées par pression, et celles, souvent à même le sol, mises à feu lorsqu’on se prend dans un fil, explique Rae McGrath, militaire britannique à la retraite et expert en déminage.
Les premières, dont l’enveloppe est souvent en plastique et qui sont donc difficiles à détecter, explosent sur un rayon de seulement deux ou trois mètres, tandis que les autres expédient une pluie de fragmentations sur plus de 25 mètres.
Selon M. McGrath, qui a dirigé des équipes de déminage des Nations Unies, notamment en Afghanistan, avant de diriger le «Mines Advisory Group», une organisation non-gouvernementale spécialisée dans la question, les mines antipersonnel florissent partout — de celles dissimulées pendant la Seconde Guerre mondiale dans les déserts d’Egypte et de Libye à celles semées aujourd’hui encore dans la région des Grands Lacs en Afrique centrale.
De sources officielles, on estime à entre 60 et 110 millions le nombre de ces mines dans le monde et à environ un million le nombre de tués et de blessés du fait des mines depuis 1975.
Ces mines, d’un coût unitaire de 3 à 30 dollars, sont souvent une arme de choix pour les combattants des pays les plus pauvres ou de ceux ou sévit la guérilla.
On estime, par exemple, que près du tiers des soldats américains tués ou blessés au Vietnam ont été victimes de mines.
Et quelque 200 Casques bleus des Nations Unies ont été tués par ces armes.
Nombre de mines antipersonnel sont aujourd’hui pourvues d’horlogerie visant à les désamorcer après quelques heures, mais M. McGrath affirme que même leurs constructeurs reconnaissent un facteur d’erreur d’environ 10%.
A Laos par exemple, les Etats-Unis avaient déversé par avion en 1973 des milliers de mines censées s’autodétruire après 120 heures. «Mais nombre d’entre elles tuent encore aujourd’hui». (AFP)
De celles qui explosent quand on marche dessus à celles qui bondissent du sol pour vous déchiqueter à mi-corps, les mines antipersonnel que le traité international signé cette semaine à Ottawa vise à interdire comprennent plus de 250 types différents fabriqués dans 48 pays.Ces mines se divisent essentiellement en deux catégories: celles, souvent enterrées, déclenchées par pression, et celles, souvent à même le sol, mises à feu lorsqu’on se prend dans un fil, explique Rae McGrath, militaire britannique à la retraite et expert en déminage.Les premières, dont l’enveloppe est souvent en plastique et qui sont donc difficiles à détecter, explosent sur un rayon de seulement deux ou trois mètres, tandis que les autres expédient une pluie de fragmentations sur plus de 25 mètres.Selon M. McGrath, qui a dirigé des...