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Actualités - Conferences Et Seminaires

Au menu du colloque d'Al-Bustan, la refonde des législations

C’est une première: un séminaire réunissant des responsables — locaux et étrangers — en matière d’archéologie, d’environnement, d’architecture et d’urbanisme s’attaquera aux problèmes de préservation du patrimoine national. Ce colloque se tiendra du 11 au 13 décembre à l’hôtel al-Bustan (Beit Méry).
Ce colloque, rappelle le coordinateur Jad Tabet, est organisé par la Fondation nationale du patrimoine créée il y a deux ans et présidée par Mme Elias Hraoui. Il s’articule autour de trois grands axes. «Il s’agit d’abord de dresser un état des lieux du patrimoine des différentes régions du pays», indique l’architecte. Les intervenants passeront en revue l’état actuel des quartiers ou bâtiments de Beyrouth, des anciennes villes de Tripoli et de Saïda, des sites du Mont-Liban et de la Békaa, des vestiges de Baalbeck, ainsi que la situation du littoral et des réserves naturelles.
«Ensuite, quatre expériences étrangères seront exposées. La française, parce que nos données réglementaires sont une copie de ce qui existait en France dans les années 30. Depuis, il y a eu en France les lois Malraux de 1962 pour la protection des quartiers historiques (Le Marais etc.) complétées en 86/87 par une série de lois protégeant le patrimoine dit «banal» par opposition aux monuments prestigieux. Tandis que chez nous la législation n’a pas évolué». L’architecte poursuit qu’une autre expérience «intéressante, à cause de la similitude des pays, est celle qui sera présentée par l’association pour la sauvegarde et la préservation de la Médina de Tunis. Première association du genre au monde arabe, elle a été déjà récompensée deux fois du prix de la Fondation Agha Khan pour les travaux d’architecture et d’urbanisme. On s’arrêtera également avec Sir Peter Wakefield sur le rôle des associations privées en Grande-Bretagne dans la protection et la mise en valeur du patrimoine. Le directeur du département des Antiquités de la ville ancienne de Damas abordera les mesures adoptées pour la mise en valeur des richesses archéologiques de cette ville».
Enfin, dans un troisième volet, les participants définiront les possibilités d’actions futures à partir d’une remise en cause des textes de lois. «Il faudra reconsidérer les deux décrets parus dans les années 30, la loi sur l’urbanisme de 1962 et élaborer de nouveaux textes. Sans oublier la mise sous étude des possibilités de formation des cadres au niveau des municipalités, des administrations... ainsi que l’élaboration de campagnes de sensibilisation du public et des responsables. C’est par le lancement de projets pilotes visant à montrer les possibilités d’intégration de l’action en faveur du patrimoine dans une gestion économique efficace et par l’élaboration de recommandations que prendra fin ce séminaire».
Ce séminaire aura le mérite de «poser clairement les problèmes et de mettre à jour les contradictions de la situation», conclut Jad Tabet.

Z.Z.
C’est une première: un séminaire réunissant des responsables — locaux et étrangers — en matière d’archéologie, d’environnement, d’architecture et d’urbanisme s’attaquera aux problèmes de préservation du patrimoine national. Ce colloque se tiendra du 11 au 13 décembre à l’hôtel al-Bustan (Beit Méry).Ce colloque, rappelle le coordinateur Jad Tabet, est organisé par la Fondation nationale du patrimoine créée il y a deux ans et présidée par Mme Elias Hraoui. Il s’articule autour de trois grands axes. «Il s’agit d’abord de dresser un état des lieux du patrimoine des différentes régions du pays», indique l’architecte. Les intervenants passeront en revue l’état actuel des quartiers ou bâtiments de Beyrouth, des anciennes villes de Tripoli et de Saïda, des sites du Mont-Liban et de la Békaa,...