Ce rapport, réalisé par deux chercheurs de la faculté de santé publique de l’université Harvard, précise que les congestions cérébrales sont arrivées en deuxième position avec 4,4 millions de morts, dont seulement 1,4 million dans les pays développés.
Les affections respiratoires, comme les pneumonies, ont tué pour leur part 4,3 millions de personnes, très majoritairement dans les pays en voie de développement (3,9 millions).
Enfin, les maladies intestinales (diarrhées) ont fait 2,9 millions de victimes, pratiquement toutes dans les pays en développement, souligne cette étude publiée à l’occasion du congrès national sur la prévention et le contrôle des maladies chroniques.
Le principal auteur du rapport, le Dr Christopher Murray, a par ailleurs noté que dans les pays développés, 86,2% des décès étaient dus à des maladies non transmissibles, 7,6% à des blessures par accident et 6,1% à des maladies transmissibles, à la maternité, aux conditions sanitaires à la naissance ou à la nutrition.
Ces proportions étaient respectivement de 47,4%, 10,7% et 41,9% dans les pays en développement.
Femmes en feu
L’étude fourmille par ailleurs de détails sur des cas particuliers, notant par exemple que les hommes dans les anciens pays communistes d’Europe ont 28% de risques de mourir entre 15 et 60 ans, le taux le plus élevé du monde à l’exception de l’Afrique sub-saharienne.
Une fille de l’Afrique sub-saharienne a 22% de risques de mourir avant l’âge de 15 ans, un taux qui est de 5% en Chine et 1,1% dans les pays où il existe depuis longtemps une économie de marché, précise le rapport.
Les hommes ont représenté en 1990 les deux tiers des 5 millions de morts dues à des blessures et, pour ceux de 15 à 44 ans, les accidents de la route ont été la cause majeure de mortalité.
Chez les femmes de 15 à 44 ans, le suicide a été la seconde cause de décès après la tuberculose. En Chine, toujours en 1990, 180.000 d’entre elles se sont donné la mort.
Par ailleurs, en Inde, pays où les maris sont souvent accusés d’enflammer le sari de l’épouse qu’ils souhaitent répudier, les femmes ont «un risque effarant de mourir par le feu», soulignent les auteurs: en 1990, 87.000 Indiennes sont mortes de cette façon. (AFP)


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