Plus de 280 personnes, des islamistes pour la plupart, ont été tuées au cours des derniers jours lors d’attaques et d’affrontements dans quatre régions d’Algérie, rapporte la presse algérienne.
Les quatre membres d’une même famille, dont un garçon de sept ans, ont notamment été égorgés par des hommes armés qui les ont attaqués dans leur maison, au sud d’Alger.
En outre, trois personnes ont été tuées par l’explosion d’une bombe dans les environs d’Ouled Aissa, à 40 kilomètres à l’est d’Alger, précise le journal «Liberté», ajoutant que trois hommes ont abattu en plein jour un commerçant dans le centre de Constantine.
Dans la province de Djelfa, à 240 kilomètres au sud d’Alger, l’armée a tué 23 islamistes mardi, peu après que ceux-ci eurent massacré un nombre non précisé de villageois, rapporte le journal «Le Matin».
Selon ce journal, connu par ses positions favorables au gouvernement, des affrontements entre groupes islamistes rivaux, les GIA (Groupes islamiques armés) et l’AIS (Armée islamique du salut, branche armée du FIS, dissous) ont fait 250 morts au cours des derniers jours.
Ces combats qui se déroulent dans la plaine de la Mitidja, au sud d’Alger, interviennent après que l’AIS eut décrété une trêve le 1er octobre dernier, dont le but est, dit-elle, de démasquer les atrocités commises contre les civils par les GIA. Ces derniers accusent leurs rivaux de trahir la cause islamique.
«Le Matin» ne précise pas comment ni pourquoi un grand nombre de militants armés se sont rendus dans cette région, connue pour être un bastion des GIA. L’information n’a pu être confirmée de source indépendante.
Par ailleurs, l’armée algérienne continuait d’assiéger, pour le neuvième jour consécutif, une centaine d’islamistes retranchés dans un camp situé près de Laarba, à 25 kilomètres au sud d’Alger, rapporte la presse.
Appuyée par des hélicoptères et des commandos spéciaux de l’armée de l’air, l’armée a resserré son étau sur ce camp qu’elle qualifie de «base stratégique des GIA».
«Liberté» et le journal «al-Khabar» avaient annoncé mardi que les forces de sécurité avaient jusque-là tué 70 islamistes au cours de cette offensive. (Reuters)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir