Le stress peut aggraver le risque d’accident cardio-vasculaire dans les mêmes proportions que la cigarette ou le cholestérol, affirment des chercheurs américains et finlandais dans un article paru dans la revue médicale «Circulation».
Selon cette étude réalisée par le Dr Thomas Kamarck, de l’université de Pittsburgh (Pennsylvanie), auprès de 901 Finlandais âgés de 42 à 60 ans, le stress se manifeste par une augmentation de la pression artérielle qui, si elle se prolonge, endommage les vaisseaux sanguins et aboutit à l’athérosclérose, c’est-à-dire l’épaississement des artères.
Grâce à une méthode de détection à ultrasons, les auteurs de l’étude ont ainsi remarqué que les personnes qui subissent des périodes de stress prolongées étaient celles qui développaient les plaques les plus épaisses dans leurs artères, un des symptômes de l’athérosclérose.
Ces patients très stressés «présentent un niveau de risque (d’athérosclérose) équivalent à celui associé au tabac ou à un taux élevé de lipoprotéines (le «mauvais» cholestérol) parmi la population examinée», écrivent-ils.
Des études supplémentaires seront cependant nécessaires pour permettre de déterminer avec précision le mécanisme selon lequel le stress favoriserait l’athérosclérose et augmenterait ainsi le risque de maladie cardio-vasculaire, concluent les auteurs de l’étude. (AFP)


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