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Actualités - Chronologie

Les séropositifs commencent à se mobiliser en Côte d'Ivoire

Quelques séropositifs ivoiriens ont brisé le tabou, témoignant à visage découvert et apportant, à la mesure de leurs faibles moyens, un soutien aux malades isolés ou rejetés dans un pays où la prise en charge des malades du sida reste embryonnaire.
Maria était enceinte pour la quatrième fois lorsqu’après un examen au centre hospitalier de Yopougon, un vaste quartier populaire d’Abidjan, elle a appris sa séropositivité. «Je n’osais plus embrasser mes enfants, boire dans le même verre ou manger dans la même assiette», raconte-t-elle.

Elle n’en a jamais parlé à son époux par peur d’être renvoyée du foyer.

«Ici, c’est courant», explique une bénévole de Lumière Action, la plus ancienne des associations de personnes vivant avec le VIH, créée en 1994. «Les femmes qui annoncent leur séropositivité sont encore très souvent considérées comme des femmes de mauvaise vie», précise-t-elle.

Convaincue de ne pas avoir été suffisamment bien informée sur les modes de transmission du sida, Maria a décidé après son accouchement d’aller rejoindre une association de séropositifs, le Club des amis, pour trouver un appui moral. Elle a ensuite voulu apporter à son tour soutien et connaissances sur la maladie aux femmes enceintes séropositives.
Comme elle, ils sont aujourd’hui une centaine de séropositifs à mener, bénévolement des campagnes de prévention, à écouter les malades en détresse, à leur rendre visite dans les hôpitaux ou à domicile.

Prévention

«Quand ils me voient, les gens ne peuvent pas croire que je suis séropositif. Je ne corresponds pas à l’image qu’ils s’en font et c’est déjà important de faire, par ma seule présence, tomber les idées fausses», commente Etienne Tapé Bi, président de Lumière Action, un jeune homme à l’allure d’athlète.
Informations dans les écoles, les collèges et les lycées, tournées dans les villages, l’une des premières missions de ces associations est essentiellement axée sur la prévention et sur une meilleure connaissance de la maladie pour que les séropositifs ne soient plus victimes d’ostracisme.
De plus en plus, ces associations sont amenées à s’occuper également de la prise en charge des malades.(AFP)
Quelques séropositifs ivoiriens ont brisé le tabou, témoignant à visage découvert et apportant, à la mesure de leurs faibles moyens, un soutien aux malades isolés ou rejetés dans un pays où la prise en charge des malades du sida reste embryonnaire.Maria était enceinte pour la quatrième fois lorsqu’après un examen au centre hospitalier de Yopougon, un vaste quartier populaire d’Abidjan, elle a appris sa séropositivité. «Je n’osais plus embrasser mes enfants, boire dans le même verre ou manger dans la même assiette», raconte-t-elle.Elle n’en a jamais parlé à son époux par peur d’être renvoyée du foyer.«Ici, c’est courant», explique une bénévole de Lumière Action, la plus ancienne des associations de personnes vivant avec le VIH, créée en 1994. «Les femmes qui annoncent leur séropositivité sont...