Ryuichi Koike, 54 ans, est accusé d’avoir soutiré un total de 12,5 milliards de yens (97,45 millions de dollars) aux quatre plus grandes maisons de titres du Japon ainsi qu’à la banque Dai-Ichi Kangyo Bank.
Koike a plaidé coupable pour les accusations pesant contre lui au début de l’audience au tribunal de Tokyo, selon l’agence Jiji Press.
Ce procès risque de durer des mois, sinon des années, du fait de la complexité et de la lenteur du processus judiciaire au Japon.
Comme les autres «sokaiya» (racketteurs d’entreprises) au Japon, Koike s’était fait comme spécialité le chantage auprès des entreprises japonaises en menaçant de troubler le déroulement de leurs assemblées générales des actionnaires.
La prochaine audience est prévue le 26 janvier. Le Parquet va alors énoncer les accusations qui pèsent sur Koike.
Le premier scandale impliquant Koike qui était jusque-là un inconnu du grand public a fait surface en mars. La prestigieuse maison de courtage Nomura avait alors reconnu l’existence de versements de fonds illégaux au gangster en 1995.
Le versement d’argent à la pègre est explicitement interdit par le Code du commerce depuis 1982.
Les «sokaiya» sont en fait une création des entreprises japonaises elles-mêmes, dont beaucoup avaient coutume de faire appel aux services de la pègre pour faire taire des actionnaires mécontents.
Les scandales suscités par les versements à Koike ont provoqué la démission des dirigeants des entreprises incriminées dont certains sont maintenant eux-mêmes poursuivis en justice.
En novembre, 1.000 entreprises japonaises ont publiquement annoncé la rupture de tout lien avec la pègre tandis que la puissante fédération des organisations économiques japonaises (Keidanren) faisait adopter aux entreprises un code d’éthique. (AFP)


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