Ce dictionnaire recense «tout le français du monde»: mots de langue, expressions quotidiennes, termes de flore et de faune, noms propres.
Un «char» désigne en France une voiture à deux roues tirée par deux chevaux, mais au Québec, le mot signifie «automobile».
Le verbe casser est également un bon exemple de mot à sens multiples: au Proche-Orient, on «casse les cartes» pour «battre les cartes», à l’Ile Maurice, on «casse la paresse» pour «s’étirer dans tous les sens». Au Québec,à la Réunion et à Maurice, on «casse des pommes» pour les cueillir. Enfin, un bouton est «cassé» (endommagé) en Afrique subsaharienne.
Dans ce savoureux ouvrage, on trouve également des «équivalences synonymes». Ainsi «envoûter» renvoie à «marabouter» (Afrique subsaharienne).
Ce dictionnaire compte également des entrées spécifiques comme «chicon», qui désigne en Belgique et dans le Nord de la France une endive, «pogner», prendre au Québec, «mordache», la faconde en Suisse.
Il indique également les synonymes. Un lance-pierres se dit «chassepot» aux Antilles, «tire-boulettes» au Maghreb.
Une description de 49 Etats et gouvernements francophones, un Atlas du monde et une grammaire de 32 pages, complètent l’ouvrage.
Pour une plus large diffusion, ce dictionnaire est vendu 85 francs en Afrique, en Amérique latine en Asie du Sud-Est et dans les Caraïbes et 220 francs ailleurs.
En 1995, un «Dictionnaire universel Afrique» avait été édité par Hachette-Edicef et l’AUPELF pour le sommet de Cotonou.
L’agence francophone pour l’enseignement supérieur et la recherche (AUPELF-UREF) est l’une des plus anciennes institutions francophones. Créée en 1961, elle a un réseau scientifique francophone composé de 365 établissements d’enseignement supérieur et de recherche, répartis dans 40 pays. (AFP)


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