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Actualités - Chronologie

L'or nazi pillé sur microfilms


La découverte de 700 documents sur l’or pillé par les nazis dans les pays occupés devrait aider les experts de la conférence de Londres, qui s’ouvre mardi, à faire la lumière sur un trésor jusque-là considéré comme «introuvable».
Vingt-deux microfilms datés de 1957, contenant ces documents, qui se trouvaient en possession de la veuve d’un représentant de commerce autrichien, Herbert Herzog, décédé en 1977, ont été remis lundi dernier au sociologue allemand Hersch Fischler et au quotidien viennois «Standard» qui a commencé, dans son édition du week-end, une série d’articles à ce sujet.
Les documents retracent, chiffres à l’appui, les transactions de la Reichsbank allemande avec des lingots et pièces d’or pillés par les nazis dans les pays occupés par l’armée hitlérienne et transférés dans ses coffres à Berlin.
Ces documents — dont le «Standard» publie quelques-uns en fac-similé — passaient jusqu’à présent pour «disparus» et il n’est pas clair, à l’heure actuelle, de savoir comment Herbert Herzog, rescapé du camp de concentration de Buchenwald, a eu accès, dans les années 50, à ces informations détaillées et «sensationnelles» selon les experts, précise le «Standard».
Herbert Herzog était devenu un spécialiste de l’or nazi après avoir mené des recherches dans le cadre d’un conflit juridique entre la Banque nationale d’Autriche et la Banca d’Italia sur 4,3 tonnes d’or réclamées par les Italiens et remises à l’Autriche par une commission inter-alliée. Le différend a été réglé en 1954.
Grâce au travail de M. Herzog, on saura que l’or belge et luxembourgeois caché à Dakar et remis en 1940, à Marseille, par le gouvernement français aux autorités allemandes, a pris le chemin de Berlin en exactement 4.944 caisses remplies de lingots d’or et de pièces d’or. Une partie de ce trésor a été transférée, en 1943, à la Banque nationale de Roumanie à Bucarest et 6.276 lingots d’or numérotés à la Banque nationale suisse.
La documentation précise la quantité exacte d’or transféré par le gouvernement nazi en février/mars 1945 à Merkers/Rhoen (Allemagne) et récupéré par les Américains après la guerre.
Dans les listes de M. Herzog figurent pratiquement toutes les banques importantes de l’époque ayant reçu des livraisons d’or nazi en échange de devises, à commencer par les banques suisses à la Sveriges Riksbank à Stockholm en passant par la Banque centrale de Turquie à Istanbul. Aucun détail sur la date et le nombre de lingots ne manque dans cet inventaire.
Les documents ne semblent cependant pas apporter des révélations substantielles sur l’or confisqué par les nazis dans les camps de concentration et les ghettos juifs avant d’être confié à la Reichsbank.
Le «Standard», qui continuera sa série d’articles dans son édition de lundi, estime que la découverte de ces documents mettra fin à la légende de l’or nazi «disparu» en apportant des précisions inattendues sur les vrais destinataires, qui seront utiles lors de la conférence de Londres sur l’or nazi du 2 au 4 décembre. (AFP)
La découverte de 700 documents sur l’or pillé par les nazis dans les pays occupés devrait aider les experts de la conférence de Londres, qui s’ouvre mardi, à faire la lumière sur un trésor jusque-là considéré comme «introuvable».Vingt-deux microfilms datés de 1957, contenant ces documents, qui se trouvaient en possession de la veuve d’un représentant de commerce autrichien, Herbert Herzog, décédé en 1977, ont été remis lundi dernier au sociologue allemand Hersch Fischler et au quotidien viennois «Standard» qui a commencé, dans son édition du week-end, une série d’articles à ce sujet.Les documents retracent, chiffres à l’appui, les transactions de la Reichsbank allemande avec des lingots et pièces d’or pillés par les nazis dans les pays occupés par l’armée hitlérienne et transférés dans ses...