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Actualités - Chronologie

William Cohen en tournée européenne

Le secrétaire américain à la Défense, William Cohen, entame lundi une tournée européenne pour des discussions intensives sur la Bosnie, l’élargissement de l’OTAN et l’Irak qui paraissent devoir revêtir essentiellement un caractère consultatif.
William Cohen rencontrera, mardi à Bruxelles, ses homologues de l’OTAN pour évoquer en particulier l’avenir de l’Alliance en Bosnie.
Un haut responsable du Pentagone a cependant tenu à souligner que le président américain Bill Clinton était «en plein milieu de ses consultations» sur ce qui se passera après la fin du mandat de la Force de stabilisation (SFOR) de l’OTAN en Bosnie, en juin 1998, et qu’il ne fallait pas attendre de décisions à ce sujet dans l’immédiat.
«Je pense qu’il est en fait trop tôt», a déclaré ce responsable interrogé sur de possibles discussions à propos du nombre de troupes de l’OTAN qui resteraient en Bosnie après la SFOR.
Un responsable de l’Alliance a confirmé à Bruxelles sous le couvert de l’anonymat qu’il faudrait attendre les réunions ministérielles de décembre pour en savoir un peu plus sur une force de suivi.
L’après-SFOR fait l’objet d’un vaste débat au sein de l’administration américaine et la Maison-Blanche avait dû encore, au début du mois, corriger les propos du secrétaire d’Etat, Madeleine Albright, selon laquelle un «consensus (était) en train d’émerger» sur une présence militaire américaine en Bosnie après juin 1998.
William Cohen lui-même n’a jamais fait mystère de son opposition, ou tout du moins de sa réticence extrême, à une telle présence.
Il y a actuellement quelque 8.000 GI’s en Bosnie sur un effectif total d’environ 30.000 hommes de la SFOR.

Discussions concernant
l’Irak

Mais l’élargissement de l’OTAN, ainsi que son coût, figureront aussi au menu des entretiens de William Cohen à Bruxelles, a indiqué le même haut responsable du Pentagone.
Selon un responsable de l’Alliance, les Etats-Unis ont approuvé une étude de l’OTAN estimant les coûts communs de l’élargissement de l’OTAN à l’Europe de l’Est à 1,3 milliard de dollars sur dix ans.
Le sommet de Madrid avait décidé au début de l’été d’inviter la Pologne, la Hongrie et la République tchèque à adhérer à l’organisation , mais la question du coût de cet élargissement avait suscité ces dernières semaines des malentendus entre les Etats-Unis et ses alliés.
Washington avait tout d’abord évalué, en février dernier, le coût de l’opération entre 27 et 35 milliards de dollars sur 12 ans.

William Cohen sera accompagné à Bruxelles de son chef d’état-major interarmes, le général Henry Shelton.

A Londres, à partir du 3 décembre, le secrétaire américain à la Défense rencontrera son homologue britannique, George Robertson, ainsi que le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook.
Les entretiens porteront sur les relations militaires bilatérales, ainsi que sur l’Irak, a indiqué le haut responsable du Pentagone en soulignant la grande convergence de vues existant entre Washington et Londres à propos de la crise dans le Golfe.
Les positions de la Grande-Bretagne, également membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, ont toujours été très proches de celles des Etats-Unis depuis le début de cette crise. Le premier ministre britannique, Tony Blair, avait encore préconisé le 16 novembre, tout comme Washington, le recours prioritaire à la diplomatie mais assorti de la menace du «gourdin» avec le président irakien Saddam Hussein. (AFP)
Le secrétaire américain à la Défense, William Cohen, entame lundi une tournée européenne pour des discussions intensives sur la Bosnie, l’élargissement de l’OTAN et l’Irak qui paraissent devoir revêtir essentiellement un caractère consultatif.William Cohen rencontrera, mardi à Bruxelles, ses homologues de l’OTAN pour évoquer en particulier l’avenir de l’Alliance en Bosnie.Un haut responsable du Pentagone a cependant tenu à souligner que le président américain Bill Clinton était «en plein milieu de ses consultations» sur ce qui se passera après la fin du mandat de la Force de stabilisation (SFOR) de l’OTAN en Bosnie, en juin 1998, et qu’il ne fallait pas attendre de décisions à ce sujet dans l’immédiat.«Je pense qu’il est en fait trop tôt», a déclaré ce responsable interrogé sur de possibles...