Calder chez Mogabgab
Dix-neuf lithographies signées Alexander Calder sont exposées à la galerie Alice Mogabgab, Achrafieh, jusqu’au 19 décembre. Né en 1898 à Lawton (Philadelphie), le sculpteur obtient en 1919 son diplôme d’ingénierie mécanique. En 1926, il expose au salon des Humoristes à Paris un «cirque» dont les 200 personnages en fil de fer tordu et bouts de chiffons lui servent à présenter un spectacle qui dure deux heures. Deux ans plus tard, la première exposition de sculptures en fil de fer signées Calder se déroule à New York. Le sculpteur devient l’ami de Miro, Arp, Mondrian, Léger et Duchamp. Calder est surtout connu pour ses sculptures abstraites en tiges et plaques métalliques articulées. Ses lithos traduisent ce sens du mouvement les «mobiles» peints en noir, parfois rehaussés d’un ou deux aplats de couleurs vives, connaissent un grand succès...
Assisté par son gendre, Davidson, Calder travaille jusqu’à la fin de ses jours, en 1976, dans son atelier français de Saché, à des sculptures toujours plus monumentales commandées par des architectes américains et par la plupart des musées d’art moderne du monde.
Flash back dans le temps avec les œuvres de Hamaoui. «Loubnanyat» est le thème de l’exposition galerie Matignon, Horch Tabet, qui regroupe 40 huiles, 31 aquarelles, 16 aquarelles et charbons. L’artiste, qui a côtoyé Cesar Gemayel et Omar Ounsi, a une prédilection pour le patrimoine, les us et coutumes. Il y a là les traditionnels paysages avec les toits d’argile rouge, les palmiers, les arcades. Les souks en voûte, avec leurs cafés, leurs marchands ambulants, les fumeurs de narguilé qui se la coulent douce.
La série des souks est dessinée d’une palette de couleurs brunâtres, rosées avec des feuilles d’or qui s’éparpillent sur la toile comme des scintillantes constellations.
Une peinture réaliste qui relate une journée à la pêche, une autre aux champs, une partie de tric trac... Jusqu’au 9 décembre. A souligner que l’artiste procèdera à une démonstration de peinture sur le vif, mercredi 3 décembre.
Quarante toiles signées Rida Sayed garnissent les cimaises de la galerie Alwane, Kaslick. La nature, les hommes, intéressent ce jeune peintre qui vit dans la Békaa. Dans ses œuvres, la plaine rouge, les fleurs, les arbres, l’eau fraîche, les reflets d’automne, les champs de blé au milieu desquels trônent deux épouvantails... Des enfants jouent au cerf-volant, un marchand des quatre saisons galope, deux paysans travaillent la terre et... un embouteillage de voitures au rond-point du village.
Jusqu’au 8 décembre.
Hrair expose ses camaïeux à la galerie Noah’s Ark. Des femmes, des chevaux et des soleils. Des toiles qui rendent un hymne à Byzance. La ronde des couleurs: rouge, ocre, doré...
La crinière des chevaux est bleue, celle des femmes est écarlate. Les soleils de minuit éclatent, propagent leur lumière.
Jusqu’au 10 décembre.
six jeunes Libanais exposent leurs œuvres à Maraya Reflets d’Art, bifurcation Sami el-Solh. Sonia el-Abed, Ghandour el-Habre, Dima Hajjar, Mona Jabbour, Aram Junghian et Chawki Youssef. Des dessins au crayon, des traits qui esquissent tantôt des formes abstraites et tantôt des portraits ou des natures mortes.
quarante-trois tableaux esquissés par des mains d’artistes formés à l’École des beaux-arts: Jabbour, en Angleterre; Abed en France; Hajjar à la NDU; Youssef à l’UL. Habre et Junghian, autodidactes, ne manquent pas pour autant d’un certain coup de crayon. Jusqu’au 13 décembre.
Et au CCR
«Moscou, un regard» des artistes en herbe Libanais célèbrent le 850è anniversaire de la ville de Moscou. Au Centre Culturel russe, Verdun. Des huiles représentant cette ville à l’architecture magnifique sont exposées jusqu’au jeudi 4 décembre.


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