«Je m’attends à ce que le Cabinet approuve dimanche le principe d’un redéploiement et désigne une commission pour fixer son étendue», a déclaré M. Mordehaï à la presse.
«Israël ne peut pas se permettre de renoncer au redéploiement», a souligné le ministre, qui fait partie des membres du gouvernement favorables à la poursuite de l’application des accords d’autonomie.
Un autre ministre de ce camp, le chef de la diplomatie David Lévy, a réitéré vendredi qu’il remettrait sa démission si le cabinet ne donnait pas un accord de principe à un nouveau retrait des troupes en Cisjordanie. Il a prévenu à la radio qu’il ne «resterait pas dans un cabinet qui bloque le processus de paix».
Le gouvernement dirigé par M. Benjamin Netanyahu doit discuter et éventuellement voter dimanche sur le projet de redéploiement. Mais il ne devra pas fixer l’étendue du retrait qui, de toutes façons, ne s’opérera, selon le projet, que dans plusieurs mois et est conditionné à l’acceptation par les Palestiniens d’un certain nombre d’exigences israéliennes.
Le premier ministre a notamment affirmé qu’il demanderait aux Palestiniens de renoncer à un nouveau retrait avant la fin de la période transitoire d’autonomie en 1999, ce qui contredit les accords d’Oslo qui prévoyaient trois retraits successifs par étapes. Il a exigé en outre que l’Autorité palestinienne prouve sa détermination à «combattre sérieusement» le terrorisme.
L’Autorité palestinienne a accusé vendredi Israël de «tergiverser» en parlant d’un projet de retrait limité de la Cisjordanie, sans lui présenter aucune proposition concrète. «Le gouvernement israélien ne nous a, à ce jour, présenté aucune proposition spécifique», a déploré M. Nabil Abou Roudeina, un porte-parole du président Yasser Arafat, dans une déclaration à la presse.
«Nous constatons qu’Israël continue à tergiverser», a-t-il ajouté en reprochant à l’Etat hébreu de «créer des faits accomplis sur le terrain et d’utiliser la sécurité comme une mauvaise excuse».


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