Les ministres évoqueront également à cette occasion l’élection du secrétaire général du groupe, a précisé ce responsable.
Cette quatrième session ministérielle de la conférence de Djakarta débutera à 08h00 GMT.
Selon le ministre libyen du Pétrole, les débats pourraient durer jusqu’à dimanche avant de déboucher sur un consensus concernant le plafond de production de l’organisation pour les six prochains mois.
Le ministre koweitien du Pétrole, Isa al-Mazeedi, a pour sa part souligné que la réunion de samedi était «très importante».
L’Arabie Séoudite et le Koweit proposent un relèvement du plafond de production à environ 27 millions de barils par jour (bpj) contre 25,088 millions actuellement, niveau fixé en 1998 mais jamais respecté.
Mais l’Iran estime que le plafond ne peut être relevé au-delà de 26,5 millions de bpj sans mettre en péril le niveau des cours sur le marché.
Selon des observateurs extérieurs, la production des pays de l’OPEP dépasserait les 27,8 millions de bpj.
Un responsable du secrétariat de l’OPEP a par ailleurs annoncé que la 104e conférence ministérielle de l’organisation s’ouvrirait à Vienne le 24 juin prochain.
De son côté, le ministre vénézuélien du Pétrole, Erwin José Arrieta, a déclaré vendredi à son arrivée dans la capitale indonésienne que l’augmentation du plafond de production de l’OPEP et des quotas des pays membres n’est pas important.
«Que l’on augmente le plafond de production ou que l’on baisse ce plafond, cela n’a pas d’importance. Il y a beaucoup d’autres choses qui sont importantes», a-t-il indiqué.
Pour M. Arrieta, beaucoup de choses ont changé depuis la création de l’OPEP à Bagdad en 1960. «Depuis cette période, nous sommes entrés dans un nouveau système. L’OPEP devrait accepter de faire face et d’accepter ces nouveaux éléments qui ont été ignorés pendant des années», a-t-il ajouté.
Parmi ces nouveaux facteurs, il a cité les problèmes de l’environnement qui vont être discutés à la conférence de Kyoto et la globalisation des économies.
Considérant que le système des quotas est obsolète et ne correspond plus à la réalité du marché, le Venezuela produit 3,4 millions de barils jour (mbj), selon les chiffres de la société pétrolière nationale (PDVSA), soit 1 mbj de plus que son quota (2,35 mbj.
Les importants investissements réalisés dans le pays vont lui permettre de doubler sa cadence d’extraction à 6,2 mbj dans les années qui viennent.
Membre fondateur de l’OPEP, le Venezuela n’a cependant pas l’intention de quitter l’Organisation malgré ses divergences et fait systématiquement la sourde oreille aux appels de l’Organisation pour le respect des quotas. (Reuters, AFP)


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