Le rapport du Bureau palestinien des statistiques, publié par le quotidien palestinien «al-Hayat al-Jédida», couvre la période de juillet-septembre 1997, marquée par de sévères sanctions infligées par Israël aux territoires palestiniens, à la suite de deux attentats-suicide à Jérusalem.
Après les attentats du 30 juillet et du 4 septembre, qui ont fait au total 21 tués israéliens, l’Etat hébreu avait imposé un bouclage total de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, et interdit jusqu’à la mi-sepembre tout mouvement des personnes entre les villes autonomes de la Cisjordanie.
Selon les Palestiniens, le bouclage ainsi que le blocage par Israël, pendant des mois, des fonds dus à l’Autorité palestinienne et provenant des taxes sur les marchandises, ont profondément affecté la vie économique dans les territoires et creusé le déficit budgétaire de l’Autorité.
Dans un récent rapport, la Banque mondiale a averti que l’économie palestinienne était menacée d’effondrement si Israël ne levait pas ces restrictions. Elle a souligné que la consommation par tête des Palestiniens avait diminué de 15% entre 1992 et 1996 et que le taux de chômage atteignait 28,4% de la population active l’an dernier.
La Banque mondiale a, en outre, estimé les pertes de l’économie palestinienne causées par le bouclage et d’autres restrictions imposées par Israël, entre 1993 et 1996, à 2,8 milliards de dollars, soit le double de toute l’aide internationale accordée aux Palestiniens durant ces années. (AFP)

