Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le gnou de carlos

Le tribunal administratif de Paris a examiné un recours d’Illitch Ramirez Sanchez, dit «Carlos», contre une sanction disciplinaire qui lui a été infligée en prison pour avoir traité en 1996 un gardien «d’espèce de gnou».
Le commissaire du gouvernement — magistrat indépendant qui détermine le plus souvent les décisions finales — a estimé que la peine de dix jours de «mitard» avec sursis infligée par une commission de discipline devaient être annulée.
Selon lui, l’expression «espèce de gnou» ne constitue pas une insulte, a rapporté l’avocat de Carlos, Me Frédéric Pariente.
Le gnou est une «antilope d’Afrique à la tête épaisse et aux cornes recourbées, pourvue d’une crinière et d’une barbe», selon la définition du Larousse.
La décision du tribunal sera rendue le 11 decembre.
«Simple surveillant, espèce de gnou, je suis un homme libre et j’ai des principes que je respecte, ce n’est pas un simple surveillant qui m’en empêchera», avait lancé Carlos, en français, au gardien qui refusait de prendre un courrier destiné à la direction de la prison de la Santé.
Frédéric Pariente a fait valoir que le gnou est inconnu des Européens et que ce mot ne figure pas dans les dictionnaires connus des insultes.
Le Vénézuélien, âgé de 58 ans, a été livré par le Soudan à la France en août 1994, et il est incarcéré depuis lors. Il doit comparaître du 12 au 19 décembre prochain devant la cour d’assises de Paris pour les «homicides volontaires» de deux policiers de la DST en juin 1975 à Paris.
En 1992, il avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour ces faits, qu’il nie aujourd’hui. Carlos est en outre mis en examen dans cinq autres dossiers instruits par le juge Jean-Louis Bruguière. (Reuters).
Le tribunal administratif de Paris a examiné un recours d’Illitch Ramirez Sanchez, dit «Carlos», contre une sanction disciplinaire qui lui a été infligée en prison pour avoir traité en 1996 un gardien «d’espèce de gnou».Le commissaire du gouvernement — magistrat indépendant qui détermine le plus souvent les décisions finales — a estimé que la peine de dix jours de «mitard» avec sursis infligée par une commission de discipline devaient être annulée.Selon lui, l’expression «espèce de gnou» ne constitue pas une insulte, a rapporté l’avocat de Carlos, Me Frédéric Pariente.Le gnou est une «antilope d’Afrique à la tête épaisse et aux cornes recourbées, pourvue d’une crinière et d’une barbe», selon la définition du Larousse.La décision du tribunal sera rendue le 11 decembre.«Simple...