«L’Etat hébreu tout entier se sent humilié lorsqu’une telle décision est dirigée contre lui», a estimé M. Netanyahu au cours d’un entretien accordé à la chaîne de télévision américaine CNN.
«Mon opinion est que les dirigeants devraient éviter ce genre de tactique», a poursuivi le chef du gouvernement israélien. «C’est peu convenable, ça ne convient pas aux nations alliées, ni même aux nations qui ne sont pas alliées et je crois que les Etats-Unis seraient probablement d’accord avec moi s’ils y réfléchissaient», a-t-il souligné.
A la question de savoir s’il s’était senti personnellement blessé par le peu d’empressement de la Maison-Blanche à le recevoir, M. Netanyahu a répondu qu’«aucun premier ministre d’Israël ne se sent personnellement humilié». «Toutes les insultes sont dirigées contre la fonction de premier ministre de l’Etat d’Israël», a-t-il fait remarquer.
«Les Etats-Unis ne cherchent pas à humilier un dirigeant étranger, particulièrement le premier ministre d’Israël», a pour sa part rétorqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, cité par CNN.
M. Clinton avait refusé de rencontrer M. Netanyahu au cours des son voyage aux Etats-Unis au début du mois, lui faisant savoir que son emploi du temps était trop chargé. En riposte, le premier ministre israélien a suspendu les démarches pour rencontrer le président américain.
Délai pour le retrait
Sur un autre plan, M. Netanyahu avait l’intention d’appliquer seulement en mars-avril prochains le retrait militaire limité et conditionnel de Cisjordanie qu’il envisage.
M. Netanyahu prévoit un délai d’au moins quatre mois, afin de donner le temps à l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat de prouver qu’elle lutte contre les «organisations terroristes», a ajouté la radio.
Le premier ministre a présenté à son gouvernement une proposition de retrait de l’armée israélienne des zones rurales de Cisjordanie. Il ne l’a pas chiffrée exactement, mais des responsables ont indiqué que près des deux-tiers du territoire resteraient, en tout état de cause, sous occupation militaire.
M. Netanyahu n’a pas réussi à obtenir l’approbation de son gouvernement, très divisé entre les durs de la droite, qui refusent tout retrait, si minime soit-il, et les modérés, qui exigent au contraire le respect des accords conclus avec l’OLP. (AFP)


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