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Actualités - Chronologie

Khatami s'apprête à présenter un budget de rigueur

Le nouveau président iranien Mohammad Khatami va présenter dimanche au Parlement un budget de rigueur, avec des prévisions de recettes pétrolières en baisse, dans un contexte politique et économique difficile.

Ce budget, en équilibre, est évalué à 84.750 milliards de rials (28,3 mds USD au taux officiel) pour la prochaine année iranienne (mars 1998/mars 1999), selon le journal Iran News, soit une très faible augmentation par rapport au précédent budget qui était de 81.287 mds rials (27 mds USD).
Le journal Hamchahri, proche du gouvernement, a indiqué que les recettes des ventes de brut iranien sur le marché mondial sont estimées pour l’année prochaine à 14,892 mds USD, soit 1,185 md USD de moins que les recettes attendues pour l’année en cours.
Le quotidien a ajouté qu’en cas de hausse des cours du brut, les recettes supplémentaires seront affectées à des remboursements anticipés de la dette extérieure.
Les derniers chiffres officiels font état d’une dette extérieure de 16,8 mds de dollars en 1995/96, contre 22 mds USD l’année précédente.
La lutte contre l’inflation sera poursuivie par la maîtrise de la masse monétaire et la lutte contre «la croissance incontrôlée des crédits», a souligné pour sa part le journal Abrar.
Il s’agira du premier budget présenté par le président Khatami, triomphalement élu en mai dernier avec près de 70% des voix.
M. Khatami a reconnu lui-même il y a dix jours que «de nombreux Iraniens ont du mal à joindre les deux bouts» en raison de l’inflation et de la perte du pouvoir d’achat.
Il a notamment indiqué qu’il avait dû injecter 67 mds de rials (22 M USD) de subventions pour empêcher une envolée des prix du lait et du fromage, et a promis que les décisions économiques épargneraient au maximum les plus défavorisés.

Les investissements
étrangers

Un des vice-présidents iraniens, Abdolvahed Moussavi-Lari, a par ailleurs affirmé récemment que le gouvernement avait dû, au cours des derniers mois, faire face à des difficultés budgétaires.
Il a notamment mis en cause la mauvaise collecte de l’impôt au premier semestre, période qui a coïncidé avec la campagne électorale, et les flottements dus au changement de gouvernement en août.
Cette loi de finances est très attendue par les observateurs à Téhéran, qui s’interrogent sur les orientations économiques du nouveau président, soutenu par une coalition de modérés favorables à l’économie de marché et de radicaux, partisans d’un système plus dirigiste.
M. Khatami est également très attendu sur le thème des investissements étrangers, frappés par des dispositions constitutionnelles restrictives.
Le chef de l’Etat a toutefois fait preuve d’ouverture, en affirmant que la présence de firmes étrangères «n’est pas une forme d’aliénation, mais un signe de confiance dans l’indépendance et la stabilité du pays».
L’Iran, accusé par Washington de soutenir le terrorisme et de chercher à se doter de l’arme atomique, est frappé par un embargo économique total par les Etats-Unis.
Ce budget constituera également un test politique important pour M. Khatami, qui s’exprimera devant un «Majlis» (Parlement) toujours présidé par son principal rival, le conservateur Ali-Akbar Nategh-Nouri.
M. Khatami pourrait toutefois profiter de la situation fluctuante qui semble régner au sein de cette assemblée, qui a voté la confiance à la totalité de ses ministres en août dernier, y compris les plus libéraux. (AFP)
Le nouveau président iranien Mohammad Khatami va présenter dimanche au Parlement un budget de rigueur, avec des prévisions de recettes pétrolières en baisse, dans un contexte politique et économique difficile.Ce budget, en équilibre, est évalué à 84.750 milliards de rials (28,3 mds USD au taux officiel) pour la prochaine année iranienne (mars 1998/mars 1999), selon le journal Iran News, soit une très faible augmentation par rapport au précédent budget qui était de 81.287 mds rials (27 mds USD).Le journal Hamchahri, proche du gouvernement, a indiqué que les recettes des ventes de brut iranien sur le marché mondial sont estimées pour l’année prochaine à 14,892 mds USD, soit 1,185 md USD de moins que les recettes attendues pour l’année en cours.Le quotidien a ajouté qu’en cas de hausse des cours du brut, les...