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Actualités - Conferences Et Seminaires

L'Algérie condamnée pour violations des droits de l'homme

La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a condamné, dans une série de résolutions adoptées à l’issue de son 33e congrès à Dakar, les violations des droits de l’homme dans plusieurs pays africains et plus particulièrement en Algérie.
Le congrès, qui a réuni à Dakar, et pour la première fois en Afrique, une centaine de ligues nationales venant du monde entier, a condamné les «crimes atroces commis par les groupes dits islamistes» en Algérie, ainsi que «les très graves violations des droits de l’homme commises par les forces de l’ordre».
«Aucune justification de telles violations ne peut être admise ni au nom d’un projet politique, ni au nom de l’ordre public», a estimé l’ONG internationale qui a appelé l’Etat algérien «à veiller au respect des droits de l’homme pour tous».
Il lui a notamment demandé de «faire cesser la torture et les exécutions sommaires», de «faire la lumière sur les disparitions» et de traduire les responsables de ces crimes devant la justice.
Par ailleurs, la FIDH se déclare favorable à la constitution «d’une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale» sur la situation des droits de l’homme en Algérie, estimant que l’action de la communauté internationale «relève d’une obligation et non d’une ingérence dans les affaires internes» algériennes.

Les autres pays
africains

A propos du Burundi, la FIDH, «préoccupée par la dégradation constante» du niveau de vie des populations civiles, recommande la levée de l’embargo contre ce pays, à l’exception des armes, et appelle les pays limitrophes à cesser d’armer les milices. Elle recommande également la création d’un tribunal pénal international pour le Burundi.
D’autre part, la FIDH demande une enquête internationale sur les violations des droits de l’homme au Rwanda et «l’application rapide» de la décision de l’ONU de mener une enquête sur les violations de ces droits au Congo (ex-Zaïre).
Dans la région des Grands Lacs, elle se prononce pour la traduction en justice des auteurs et commanditaires des «violations massives des droits de l’homme».
Au cours d’une conférence de presse, M. Patrick Baudouin, réélu président de la FIDH, a indiqué que son organisation a également recommandé la constitution d’une commission internationale d’enquête sur la situation en Casamance (sud de Sénégal), théâtre d’une rébellion indépendantiste.
Il a dénoncé par ailleurs les «exécutions sommaires», «l’utilisation de mines antipersonnel», «les détentions sans jugement» dans cette région, appelant au dialogue pour résoudre la crise et «un contrôle accru des débordements militaires».
La FIDH a enfin demandé, dans une résolution, la libération immédiate des militants de l’opposition arrêtés au Cameroun à la suite des élections présidentielles «non transparentes» du 12 octobre, ainsi que la libération de militants des droits de l’homme en Tunisie et au Niger, MM. Khémaïs Ksila et el-Hadj Bangnou Bonkoukou. (AFP)
La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a condamné, dans une série de résolutions adoptées à l’issue de son 33e congrès à Dakar, les violations des droits de l’homme dans plusieurs pays africains et plus particulièrement en Algérie.Le congrès, qui a réuni à Dakar, et pour la première fois en Afrique, une centaine de ligues nationales venant du monde entier, a condamné les «crimes atroces commis par les groupes dits islamistes» en Algérie, ainsi que «les très graves violations des droits de l’homme commises par les forces de l’ordre».«Aucune justification de telles violations ne peut être admise ni au nom d’un projet politique, ni au nom de l’ordre public», a estimé l’ONG internationale qui a appelé l’Etat algérien «à veiller au respect des droits de l’homme pour...