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Actualités - Chronologie

Le mystère de l'immunité à long terme de certains sidéens


Des chercheurs américains ont identifié le mécanisme qui assure à quelques rares individus une protection immunitaire naturelle de longue durée contre le virus du sida, selon une étude parue vendredi dans l’hebdomadaire «Science».
Depuis le début de l’épidémie de sida dans le années 1980, la situation de ces patients, dont les globules blancs parviennent en l’absence de tout traitement à maintenir le virus VIH à des niveaux indétectables jusqu’à dix-huit ans après la contamination, continue à défier la compréhension des spécialistes de la maladie.
Pour tenter d’éclaircir ce mystère, une équipe de chercheurs de la faculté de médecine de Harvard et du Massachusetts General Hospital de Boston a examiné pendant deux ans plusieurs de ces «cas» immunitaires.
Au cours de leur recherche, ils ont constaté que certains de leurs lymphocytes T-4 — une variété de globules blancs — émettaient des substances, les chimiokines interferon-gamma et antiviral-beta, qui s’attaquent à une protéine — baptisée P-24 — émise par le virus VIH-1 agresseur et permettent d’en contenir la prolifération.
Selon leurs calculs, la charge virale des patients, c’est-à-dire la quantité de virus présente dans leur sang, est même inversement proportionnelle à la vigueur de la contre-attaque menée par ces lymphocytes T-4 contre la protéine p-24 du virus.
Pour confirmer leurs observations, les chercheurs américains ont ensuite décortiqué sur des malades contaminés de fraîche date le fonctionnement des fameuses trithérapies, qui permettent elles aussi de réduire à des niveaux indétectables la charge virale de certains malades.
Comme les patients protégés naturellement, les patients soignés très tôt par ces combinaisons de puissants médicaments développent eux aussi une réponse chimique contre la protéine p-24 émise par le virus VIH-1.
«La question des éventuels bénéfices qui pourraient être retirés d’un traitement à base de lymphocytes T-4 spécifiques pour les individus infectés par le virus, en conjonction avec des médicaments antiviraux, mérite de faire l’objet de tests», ajoutent-ils.
Selon eux, cette découverte pourrait même servir de base à un vaccin contre la maladie. (AFP).
Des chercheurs américains ont identifié le mécanisme qui assure à quelques rares individus une protection immunitaire naturelle de longue durée contre le virus du sida, selon une étude parue vendredi dans l’hebdomadaire «Science».Depuis le début de l’épidémie de sida dans le années 1980, la situation de ces patients, dont les globules blancs parviennent en l’absence de tout traitement à maintenir le virus VIH à des niveaux indétectables jusqu’à dix-huit ans après la contamination, continue à défier la compréhension des spécialistes de la maladie.Pour tenter d’éclaircir ce mystère, une équipe de chercheurs de la faculté de médecine de Harvard et du Massachusetts General Hospital de Boston a examiné pendant deux ans plusieurs de ces «cas» immunitaires.Au cours de leur recherche, ils ont constaté que...