La Commission spéciale de l’ONU (UNSCOM) chargée du désarmement irakien a été créée par le Conseil de Sécurité en mai 1991.
Le rôle des experts en armements de l’UNSCOM est de vérifier que l’Irak s’est débarrassé de son arsenal de destruction massive, partie essentielle des exigences du cessez-le-feu de la guerre du Golfe, dont les termes ont été fixés dans la résolution 687 du Conseil de Sécurité du 3 avril 1991.
Les 180 membres permanents de cet organisme viennent de 38 pays (28% du Chili, 15% des Etats-Unis, 9% de Nouvelle-Zélande, 5% de Grande-Bretagne, 4% d’Australie, 4% d’Autriche, 4% de France, 3% d’Allemagne, 3% des Philippines, 2% de Russie, 1% de Suède, 1% de Suisse, 1% du Canada, 1% de Colombie. Les 21% restants venant de pays divers).
Cent-dix sont basés à Bagdad, une cinquantaine à New York et sont chargés de l’administration et d’évaluations des renseignements collectés, et une vingtaine à Bahrein.
Une quarantaine des membres de l’UNSCOM basés normalement à Bagdad sont des inspecteurs. 40 autres, sont des militaires chiliens (pilotes d’hélicoptère, mécaniciens notamment, opérant les hélicoptères de la Commission) et le reste travaille dans l’administration et la logistique. La Nouvelle-Zélande fournit surtout des médecins et infirmiers.
L’UNSCOM doit s’assurer de la destruction et du caractère non opérationnel de toute composante de programmes prohibés d’armes chimiques, biologiques et balistiques. Elle doit également assister l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans ses efforts visant à obtenir toute information pour empêcher l’Irak de poursuivre un programme nucléaire à des fins militaires.
Seule une attestation de l’UNSCOM peut permettre une levée de l’embargo pétrolier, imposé à l’Irak après son invasion du Koweit en août 1990.
Depuis sa mise en place, l’UNSCOM a mené quelque 200 missions en Irak qui durent en général d’une à deux semaines et nécessitent de 10 à 20 inspecteurs.
Les fonds de l’UNSCOM proviennent notamment d’avoirs irakiens gelés à l’étranger et de contributions d’Etats comme le Koweit, l’Arabie Séoudite, le Japon et la Grande-Bretagne.
Les experts en armements de l’UNSCOM sont en quelque sorte «prêtés» par des gouvernements, à majorité occidentaux, qui paient leurs salaires.
L’UNSCOM est dirigée depuis juillet par l’Australien Richard Butler. Bagdad avait eu des relations très tendues avec son prédécesseur, le Suédois Rolf Ekeus, qu’il accusait d’être à la solde des Etats-Unis.
Les responsables irakiens accusent l’UNSCOM d’être un «nid d’espions», manipulé par les Etats-Unis, cherchant en permanence à s’immiscer dans les affaires intérieures irakiennes. (AFP)


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