Selon lui, les compagnies aériennes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord devraient dépenser environ 45 milliards de dollars dans les 20 prochaines années pour acquérir 700 nouveaux appareils.
«Nous contrôlons plus de 75% du marché du Moyen-Orient et nous devrions atteindre 85% à la fin de l’année (…) Nous croyons pouvoir nous octroyer entre 60 et 90% des commandes dans les 20 prochaines années», a déclaré à la presse M. Leahy, en marge du salon aéronautique international de Dubaï.
M. Leahy a précisé que pour les avions de plus de 100 places, son concurrent direct Boeing détenait 52% des parts du marché en 1997 contre 47% pour Airbus et 1% pour McDonnell Douglas. «En l’an 2000, les parts d’Airbus et de Boeing seront à égalité, soit 50% chacun», a-t-il dit.
Le responsable d’Airbus a, en outre, indiqué que le consortium européen avait reçu des commandes fermes pour huit business-jet du type Airbus A319, biréacteurs avec un rayon d’action de 6.300 miles nautiques.
«Nous espérons obtenir davantage de commandes pour pouvoir produire 24 appareils A319 par an», a poursuivi M. Leahy.
Evoquant enfin le lancement pour le début du siècle prochain de l’A3XX dont une énorme maquette est exposée au salon de Dubaï, le responsable d’Airbus a indiqué que le nouvel appareil, de deux étages et d’une capacité de 800 passagers, aura un «coût d’exploitation de 15 à 20% de moins par siège que son concurrent direct, le Boeing-747».
L’A3XX devrait entrer en service en 2003 ou 2004, selon M. Leahy.
Les flottes des compagnies aériennes des pays arabes du Golfe, comme Saudi Airlines, Kuwait Airways, Gulf Air et Emirates de Dubai, sont essentiellement composés d’Airbus, dont des A300-600, A310, A319 et A340.
Emirates, appartenant au gouvernement de Dubaï, avait signé en 1996 un contrat d’une valeur de 2 milliards de dollars pour l’achat de 16 nouveaux Airbus A330-200, biréacteurs long courrier, pour remplacer ses anciens avions du même type. (AFP)

