L’ancien président sud-africain Pieter W. Botha a reçu jeudi à son domicile une assignation à comparaître pour le 5 décembre devant la Commission Vérité et réconciliation (TRC), a indiqué un porte-parole de la Commission.
La balle est désormais dans le camp de l’ancien président de l’apartheid, en plein bras de fer avec la TRC qu’il compare à un «cirque» où il refuse de comparaître. S’il maintient ce refus, M. Botha sera passible après le 5 décembre de poursuites, pouvant entraîner une amende et/ou un emprisonnement de deux ans maximum.
L’assignation a été délivrée jeudi à la mi-journée au domicile de M. Botha à Wilderness, près de George (côte sud) par deux membres de la Commission: Mike Barnardo, chargé de la prise en charge des témoins, et Cheslin America, membre de l’unité d’enquête.
Les deux membres de la TRC ont dû se rendre en avion puis en voiture à Wilderness, près de George, à 400 km environ à l’Est du Cap, après une nouvelle étape de la guerre de procédure que M. Botha livre à la TRC. Son avocat, basé à Prétoria, avait fait savoir mercredi qu’il serait absent et que son cabinet ne pouvait accuser réception de l’assignation de la Commission pour lui.
M. Botha, 81 ans, n’a pas reçu en personne les deux membres de la TRC jeudi, mais a délégué un membre de son service de sécurité pour réceptionner le document d’assignation — ainsi que 700 pages de dossier — à l’intérieur de sa propriété, ce qui rend légale la démarche, a expliqué un porte-parole de la Commission.
M. Botha doit comparaître le 5 décembre au Cap dans le cadre d’un second round d’auditions de la Commission sur le fonctionnement de l’ancien Conseil de Sécurité d’Etat du régime d’apartheid, qui réunissait membres du cabinet, chef de la police, de l’armée et des services de renseignements (NIS). (AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir