Une enquête conjointement menée par l’Agence pour le développement international (USAID) et le Bureau de recensement prédit que la pandémie engendrera une «génération perdue», menacée d’abus, de maladie et d’exploitation.
«Plus de 40 millions d’enfants, recensés dans 23 pays, sont susceptibles d’avoir perdu un parent ou les deux d’ici à 2010, à cause du sida, et de ses complications», a expliqué Brian Atwood, directeur d’USAID.
Il faut, selon lui, se mobiliser contre cette maladie car, «le XXIe siècle ne doit pas commencer avec une génération d’enfants laissée à l’abandon et au désespoir».
«En Afrique, en Asie et en Amérique latine, le sida est en train de détruire des années de progrès économique et de développement social», a-t-il ajouté.
La lutte contre la mortalité infantile a été ou sera réduite à néant par la pandémie, estime USAID. (Ceux qui survivent sans parent) «seront des proies idéales pour le travail forcé», commente l’organisation dans un communiqué.
Par ailleurs, à New Delhi, le directeur exécutif de l’UNICEF a déclaré que l’Inde était en passe de devenir l’un des pays les plus touchés par la maladie.
Dans un entretien accordé à Reuters, Carol Bellamy indique que l’Inde est un des pays à plus haut risque et que les plus vulnérables seraient les enfants des rues, qui errent dans les quatre principales agglomérations indiennes, New Delhi, Calcutta, Bombay et Madras. Ils seraient près de 400.000.
Selon l’UNICEF, en 1996, 400.000 enfants de moins de 15 ans ont été infectés par le virus HIV dans le monde, 90% d’entre eux habitant dans des pays en voie de développement.
Avec un total de porteurs du HIV oscillant entre trois et cinq millions de personnes, l’Inde est largement en tête de ce sinistre calcul, déplore Carol Bellamy. (Reuters)


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